Les magnétiseurs nous guérissent-ils ?

 

 

 

Certaines de mes patientes souhaitent consulter leur magnétiseur avant d’accepter des soins de médecine traditionnelle.

Il y a quinze ans de cela, j’ai dépisté une verrue du col de l’utérus, moyennement agressive, chez une patiente de 50 ans.

Je lui ai proposé de la confier à un très bon chirurgien gynécologique afin qu’il pratique le retrait de cette verrue par laser. Ma patiente a refusé en me disant qu’elle souhaitait se faire soigner par son magnétiseur. J’étais bien contrariée mais j’ai accepté sa décision en la priant de revenir me consulter dans 6 mois afin de refaire les frottis et de vérifier la disparition (ou non )de la verrue.

Je savais que cette verrue n’aurait pas le temps de se transformer en cancer en six mois de temps mais elle pouvait s’aggraver, et de verrue dysplasique moyenne, passer à sévère et là, la solution n’est plus le retrait de la verrue et de sa « racine » par laser mais l’ablation de l’utérus dans sa totalité !

J’ai exposé les risques d’une aggravation possible à ma patiente mais elle n’a pas changé d’avis, elle voulait se faire soigner par son magnétiseur.

J’ai passé 6 mois dans le doute, à me demander si j’avais bien fait de laisser ma patiente libre de choisir ses soins et surtout n’y avait-il pas un risque qu’elle ne revienne pas se faire contrôler ? N’aurais-je pas dû taper du poing sur la table et l’obliger à aller se faire soigner chirurgicalement ?

Six mois plus tard, ma patiente était à mon cabinet comme promis : j’ai réalisé le frottis qui a été adressé au confrère qui avait fait le premier diagnostic.

Les résultats ont montré une totale négativation de l’infection : plus aucune trace de la moindre verrue, le frottis était normal !

A chacune de ses visites de routine, ma patiente me dit combien elle a apprécié la façon dont je l’ai laissée libre de choisir son option thérapeutique et mon absence totale de jugement de valeur !

Il y a trois explications possibles à la  disparition de ce condylome dysplasique

                 La régression s’est faite spontanément ( c’est rare chez la femme âgée, mais pas impossible)

                 Il n’y avait pas de condylome, mon collègue ayant confondu une souffrance cellulaire intense liée à la carence oestrogénique d’avec des altérations cellulaires causées par une infection par le papilloma virus.

                 Les « soins « prodigués par le magnétiseur ont été couronnés de succès

 

 J’ai reçu, il y a six mois, une patiente de 25 ans chez qui j’ai diagnostiqué un condylome (simple verrue) du col de l’utérus. Elle a souhaité se faire soigner par un magnétiseur et je l’ai revue il y a une semaine : verdict : disparition du condylome !

Ces deux « succès » m’interpellent. La colposcopie (examen à la loupe du col pour authentifier le condylome révélé par le frottis) est l’examen que je prescris à chaque diagnostic de condylome. C’est un examen que seuls quelques spécialistes réalisent et, dans ma région, il faut deux mois de délai pour obtenir un rendez-vous. Ne pourrais-je pas inciter mes patientes à avoir recours à un magnétiseur dans cet intervalle ? Ce n’est pas une prescription courante, j’en suis consciente, mais le passage par le magnétiseur ne peut pas être nocif. Si le résultat est une colposcopie négative, c’est tout bénéfice pour ma patiente. Si le résultat est la confirmation de la verrue avec soins au laser et bien, on se retrouve à la case départ.

Beaucoup de mamans refusent de faire vacciner leurs filles par le vaccin GARDASIL car elles estiment que ce vaccin, censé protéger du papilloma virus responsable des verrues génitales, n’est peut-être pas dénué d’effets secondaires.

Or, elles ont une totale confiance en leur guérisseur pour faire disparaître les verrues plantaires. Puisque les verrues génitales proviennent de papilloma virus cousins de ceux qui donnent les verrues palmaires et plantaires, il n’y a aucune raison de ne pas faire appel au magnétiseur pour faire disparaitre des verrues génitales que je pourrais diagnostiquer. C’est un raisonnement qui se tient.

D’autant que cette vaccination par le Gardasil n’est efficace qu’à 70% !

Faut-il vacciner son enfant avec des risques exceptionnels mais pas nuls de complications neurologiques alors qu’un frottis annuel protège à 100 % contre la cancer du col de l’utérus et ce en toute innocuité !

Je vous parlerai, dans mon prochain billet, des frottis et de leur intérêt capital dans la prévention du cancer du col : je le répète, la réalisation d’un frottis annuel vous protège d’un cancer bien plus efficacement qu’une vaccination !

 

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18 commentaires sur “Les magnétiseurs nous guérissent-ils ?

  1. Voici mon expérience :

    Il y a exactement dix ans, j’avais des verrues aux visages dont je n’arrivais pas à me débarrasser, je voyais un dermatologue deux fois par semaines qui les « brulaient » à l’azote. Je me sentais défiguré et désespéré car elles semblaient là pour toujours.

    Finalement mon ami de l’époque a proposé de m’emmener voir un magnétiseur. J’étais très sceptique, j’étais athée, pas spirituel mais prêt à tout. Après une séance d’une vingtaine de minutes, le guérisseur m’a dit que mes verrues seraient parti en moins de trois semaines et je vous laisse deviner la suite … quinze jours plus tard il n’y avait plus rien.

    Aujourd’hui mon expérience de vie m’amène à être plus agnostique qu’athée. Depuis maintenant des mois j’essaie de faire partir des condylomes qui m’embête depuis des mois en badigeonnant de l’imiquimod tous les deux jours. C’est non seulement un traitement très agressif mais aussi très contraignant et en l’occurrence pas très efficace sur moi cette fois.
    La semaine dernière, soudain j’ai eu comme un flash : pourquoi ne contactes-tu pas ton magnétiseur ?

    J’étais déjà convaincu que ça allait marcher mais votre texte me conforte dans cette idée.
    Qu’on n’y croit ou pas, ça n’a pas d’importance pour ceux qui ont vus de leur propres yeux. La science est fantastique mais quand elle devient un dogme qui enferme votre esprit dans un schéma de pensées dépourvu d’alternative, elle devient aussi dangereuse que toutes les religions.

    Si j’y pense je reviendrai vous faire un petit coucou quand mes condylomes auront disparu 😉

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  2. Bonjour Madame,
    Pouurriez vous s’il vous plaît me dire si quand on parle des ganglions de l’aine ils peuvent être situés sur l extrêmité des grosses lèvres ( du côté le plus proche de la cuisse)?
    Je vous demande ça car j’ai l’impression de ressentir une gêne à cet endroit la et je me demande si la chaine des ganglions s etend jusque la.
    Merci bcp par avance

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  3. Bonjour Madame,
    Merci de votre réponse.
    En fait je ne sais pas si c’est possible que ce soit un ganglion, car c’est sur une de mes grosses levres, et c’est tres tres legerement douloureux qd j’appuie, mais il ny a pas du tt de bosse qd j’appuie dessus .
    Les ganglions ne sont ils pas plutot sur la cuisse , ou leurs prolongements vont ils jusqu au grosses levres ?
    Merci d avance pour votre réponse.

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  4. Chère Miss Frottis,

    Meilleurs vœux 2014 et surtout bonne santé à toutes et tous!
    J’ai 41 ans. Je parcours votre site depuis mai 2013 et je me décide aujourd’hui à vous écrire car je sens dans vos réponses l’humanité que je ne trouve pas auprès des praticiens consultés.
    Tout d’abord, deux questions:
    – Peut-on faire des poussées d’herpès depuis 10 ans avec un génome herpétique non détecté?
    – Les condylomes sont-ils essentiellement le symptôme de défenses immunitaires affaiblies? La manifestation d’émotions refoulées?

    Puis, le long historique de mes ennuis:

    1995: Condylomes brûlés par dermato à l’azote liquide au niveau de la fourchette;

    1999: Premières « poussées d’herpès » (?) sous le nez, récurrentes depuis chaque hiver. Avec des HE de Tee Trea, Ravintsara et Niaouli, le bouton est séché en quelques jours.

    Avril 2012: Dernier rapport sexuel, sans préservatif (ce que j’ai appris après…)

    Novembre 2012: Visite chez une magnétiseuse (réputée) pour arrêter de fumer ; elle va me « dégoûter de la cigarette » selon son expression et m’a fait lui dire que « oui je veux que la cigarette me rende malade » (je n’aime pas son approche mais j’accepte). Après trois séances, elle conclut qu’elle a fini son travail mais qu’il est possible que je développe des résistances…
    (Je fume toujours…)

    Mai 2013 : Je découvre en me lavant de petites excroissances autour de l’anus. En contorsionnant, j’apperçois de minuscules crêtes de coq sur les marges externes et antérieure.

    Prélèvement vaginal et frottis prescrits par généraliste début mai (juste avant ou juste après découvertes crêtes de coq? je ne sais plus…) : rien à signaler (absence leucocytes, trichomonas, levure, germe pathogène, flore doderlein normale ; frottis de qualité satisfaisante sans cellule évocatrice d’une lésion intra-épithéliale ni de cellule maligne)

    Autre généraliste : trop petit pour savoir ce que c’est… allez voir un dermato

    Juin 2013 :
    Dermato : hmm c’est peut-être des condylomes, qu’elle brûle à l’azote liquide sans aucun effet si ce n’est des brûlures qui mettent plus d’une semaine à cicatriser…

    Gynéco : (encore une où l’on ne sent pas pas traitées avec bienveillance… avec dépassement d’honoraires) mais non, ce n’est rien du tout (examen externe et interne: RAS) et cette zone-là n’est pas de mon ressort, allez voir un proctologue.

    Proctologue : (encore un où… + dépassement d’honoraires…) a priori il n’y en a pas à l’intérieur, mais faudrait vérifier sous anesthésie générale, prenez rdv avec mon service à l’hôpital… son contact ne m’incite pas à reprendre contact…

    Je change de généraliste : il ne peut pas diagnostiquer, trop petit pour savoir ce que c’est… il faut attendre…

    Juillet 2013 :
    Analyses: sérologie syphilis, HIV1 et 2: négative
    chlamydia < 22 UA/L
    herpex simplex par amplification génique type I et II: négative

    Juillet 2013: un nouveau généraliste m'examine avec une très grosse loupe, considère qu'il s'agirait de condylomes acuminés, que l'anuscopie sous AG n'est pas nécessaire et électro-cautérise sous anesthésie locale tous les condylomes visibles. (Suites beaucoup moins désagréables qu'après l'azote)

    Août 2013: d'autres crêtes de coq apparaissent (essentiellement sur la partie antérieure + 1 à l'intérieur d'une petite lèvre et un autre à 1 cm de l'entrée de l'anus), ils sont à leur tour cautérisés.
    pour revenir et se démultiplier en septembre après des événements perturbants.

    Octobre 2013: je décide de me tourner vers l'homéopathie pour traiter la cause de l'intérieur. Selon le docteur (encore un contact expéditif et un dépassement d'honoraires!) , il n'y a rien d'alarmant : traitement avec granules thuya, etc. en 2 mois ça va être réglé. Recrudescence avant la fin du 1er mois, l'homéo prescrit par tél 10 jours de pause avant le 2nd mois de traitement. Les condylomes ne cessent de croître, j'essaye de me dire que c'est l'effet-vaccin de l'homéopathie, le doc confirme que tout doit disparaître à l'arrêt du traitement
    mais ils continuent à augmenter…

    Début janvier 2014 : l'homéo commence par me dire par téléphone qu'il n'y peut donc plus rien et qu'il faut me tourner vers le spécialiste. Je suis sidérée qu'il capitule si vite, je n'ai pas de spécialiste compétent et vue la taille des trucs, il faudrait une anesthésie générale pour tout enlever!
    Il me reçoit finalement (avec son tarif non conventionné) et me renouvelle l'ordonnance pour 3 mois…
    Traitement en cours depuis 10 jours. Mais je doute de son efficacité…
    Je suis convaincue que c'est de l'intérieur que se traitent les condylomes, qu'ils sont la manifestation d'un système immunitaire affaibli, d'une mauvaise hygiène de vie (amplifiée par ma "demande" à la magnétiseuse "que la cigarette me rende malade"??)
    Que faire?
    – continuer patiemment l'homéopathie?
    – retourner voir cette magnétiseuse qui m'a déplue?
    – rêver que l'envie de fumer disparaisse et les condylomes avec?

    Un grand merci pour vos conseils et votre écoute patiente,
    Très cordialement
    Caro

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    1. caro vous avez des condylomes récidivants
      Vous n’avez pas d’herpès

      C’est du domaine de la dermatologie pas de la gynécologie
      Il existe peut-être un autre magnétiseur dans votre région ?

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  5. Bonjour
    Je ne vois plus le msg que je vous avais écrit il y a une dizaine de jours, ni votre réponse qui m’avait interloquée/inquiétée… Au sujet de mes condylomes récidivants & récalcitrants, vous me parliez de la maladie de Bowen… Cad un cancer intra-épidermique ???
    Je vous remercie de m’en dire davantage.
    En lisant les descriptifs, inquiétants, sur le net, je ne reconnais pas mes symptômes : j’ai des verrues vulvaires & péri-anales qui reviennent sans cesse depuis 2 ans & demi.
    J’ai 40 ans. Que dois-je faire?

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  6. bONJOUR Docteur,
    j’avais deja fais une conisation,pour cin 1,il y a 1an et demi,et là,suite au frottis,et biopsie,j’ai 5 condylomes au fond du vagin,et 3 à l’anus.
    La gyneco,ma proposer laser que jai refuser,car,si ca reviens,on m’enleve l’utérus,car c un col cicatriciel,et ils ont enlever un bon morceaux
    J’ai fais aussi,un test hpv,c négatif!
    puis je attaendre ss etre trop stressee? que ca parte seul

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    1. le laser est une bonne option laravine c’est juste une vaporisation
      c’est bizarre de faire une conisation pour une verrue légère , d’habitude on la réalise pour une CIN III
      tant qu’il n’y a pas de verrue sur le col rien n’est dangereux

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  7. D’accord! Mais si je fais laser,et que ça reviens,au col,cette fois,ci,on menleve l’utérus!
    oui,et on m’a enlever un gros morceaux,c pour cela,que je me mefie maintenant,sachant en plus,que mon test hpv est négatif,j’aurais du le demander bien avant! je pense voir un magnetiseur

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  8. oui,c ce que je vais faire,je veux essayer ttes les méthodes naturelles d’abord!
    En fait,ma gyneco,m’avais dit que j’en avais pleinsau fond du vagin,j’ai vu un ancien docteur en pharmacie,naturopathe qui m’avais prescrit des ovules,huiles essentielles,a mettre 2 fois par jour,sur 3 mois,de pleins,il en reste 5.Ca a marché mais pas à 100%. j’aimerais savoir,j’avais refais le frottis 5 mois apres,c a dire en juillet,bas grade! Vous pensez que je peux le refaire,en mai ??ca me laisse le temps de trouver un magnetiseur

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  9. Bonjour
    Je reviens vers vous car l’an dernier on m’a diagnostiquée une dysplasie de haut grade. Je vous avais alors posé des questions sur les magnétiseurs et la possibilité de soigner cela avec des méthodes alternatives. En effet, je n’étais pas favorable à la conisation puisque je vous disais avoir lu des témoignages de femmes ayant subi cette intervention et qui avaient encore des cellules précancéreuses. Aussi, je n’ai plus de rapports sexuels depuis environ 4 ans.

    L’an dernier j’ai donc fait appel à un magnétiseur 2 fois. Pour ma part, il m’a reçu longuement les 2 fois. Il posait des questions sur la santé (soins, traitement, hygiène de vie) et situation globale (privée et professionnelle). Ensuite il ne fait que passer ses mains au dessus de certaines zones du corps ou les pose sur d’autres zones du corps. Il consulte aussi à distance. C’est assez déroutant car vous ressentez des sensations qu’il vous touche ou non. Pour ma part j’ai ressenti du chaud, du froid, comme de l’électricité qui traversait mon corps à certains endroits, de la douleur à d’autres endroits, etc. Il pouvait avoir sa main au niveau de mes pieds mais je ressentais quelque chose au niveau de la mâchoire… Bref, je crois que c’est une expérience propre à chacun. Il faut la vivre pour comprendre. J’étais fatiguée à la fin des séances alors que je ne faisais pourtant rien d’autre que rester allongée.

    Egalement, j’ai trouvé sur un site la recette d’une synergie à base d’huile essentielle à appliquer pendant plusieurs mois. Cette synergie a pour but de renforcer les défenses immunitaires du vagin. J’ai vu le magnétiseur 2 fois durant l’été, et depuis fin août 2018, j’applique la synergie sur un tampon que j’introduis dans le vagin (acte effectué tous les jours depuis fin août. C’est un budget et un acte assez contraignant je vous l’accorde). Néanmoins, je vous informe qu’entre le diagnostic de mai-juin 2018 et les derniers examens réalisés (février 2019), il m’a été annoncée que je n’avais plus rien. Le frottis indiquait que les résultats ne permettaient pas de dire s’il y avait une dysplasie. J’ai donc refait une colposcopie. Conclusion:Remaniement métaplasique immature jonctionnel non dysplasique.

    J’attends encore le retour de ma gynécologue pour connaître la suite. Est-ce qu’on estime que je suis toujours à risque et que je devrais faire un frottis tous les ans? Est-ce qu’elle remettra en cause les résultats, car lors du prélèvement elle disait avoir vu plusieurs anomalies au niveau du col? Si vous avez un avis sur ces questions…
    Cordialement

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