Les fibromes et la douleur

 

 

 

Qu’est ce qu’un fibrome ? C’est, pour le dire très simplement, un tortillon de fibres musculaires.

Les fibres musculaires de notre utérus sont rangées de façon parallèle. Pour des raisons encore mal connues, ces fibres peuvent s’entortiller sur elle mêmes et former un nodule fibromateux. Voici une échographie d’un utérus normal et celui d’un utérus porteur d’un fibrome :

 

 

La  différence de texture du muscle est évidente.

Ces noyaux fibromateux peuvent être uniques ou multiples et se localiser dans toutes les parties de l’utérus : en haut, au milieu, au centre touchant alors la cavité utérine

Selon la localisation du ou des noyaux, il y aura des signes cliniques (des hémorragies si les noyaux sont situés près de la cavité utérine ) ou rien du tout : le diagnosctic de fibrome se fera lors de l’examen gynécologique. Au toucher vaginal, l’utérus est dur, bosselé et augmenté de volume. Une échographie montre le nombre des nodules fibromateux, leurs dimensions et leur localisation. En répétant l’échographie chaque année, on mesure l’évolution, ou non, des fibromes.

La conséquence principale de la présence de nodules fibromateux, c’est l’hémorragie menstruelle appelée dans notre jargon médical, ménorragie.

Tous les utérus fibromateux ne donnent pas de ménorragies mais lorsqu’une patiente se plaint de l’augmentation récente du volume de ses règles, on doit penser immédiatement à la présence d’un ou de plusieurs nodules fibromateux dans l’utérus et les repérer par échographie. Je parlerai dans un billet prochain consacré aux hémorragies plus longuement du fibrome. Aujourd’hui, je consacre ce billet à la douleur pelvienne et la participation d’un fibrome dans l’origine de la douleur.

Les fibromes sont très rarement douloureux.

La douleur brutale, violente dans le bas du ventre d’une femme porteuse d’un utérus fibromateux doit faire penser à la nécrobiose aseptique d’un noyau fibromateux. C’est une complication très rare d’un nodule fibromateux. Qu’est-ce qu’une nécrobiose aseptique ? Il s’agit d’un infarctus du noyau fibromateux : brutalement, la circulation sanguine s’interrompt et le noyau meurt. Cet infarctus du myomètre est l’équivalent de l’infarctus du myocarde….sans le même pronostic vital mais avec la même intensité douloureuse.

Le diagnostic se fait à l’interrogatoire et à la palpation. Les anti inflammatoires sont les seuls traitements efficaces avec repos et glace sur le ventre. Quand cet infarctus survient sur un fibrome pendant une grossesse, la patiente doit hélas supporter sa douleur car les anti inflammatoires sont interdits pendant la grossesse. Il est tout à fait possible d’être enceinte avec un utérus porteur d’un fibrome mais il faut prévenir la patiente que les hormones de la grossesse augmenteront la taille du fibrome et qu’il deviendra peut-être douloureux voire très douloureux.

Il existe aussi des douleurs pelviennes chroniques sur certains utérus fibromateux, douleurs qui entraînent une dyspareunie profonde. Je considère qu’il existe 20 % d’utérus fibromateux douloureux alors que l’adénomyose est, à 80%,une pathologie utérine douloureuse.

Les douleurs liées à un fibrome, que ce soit des douleurs aigues, des douleurs chroniques, des dysménorrhées, sont accessibles aux anti inflammatoires (Cebutid, Naprosyne, Toprec, Ponstyl) mais ces produits ne sont pas sans danger pour la fonction rénale.

Existe-t-il un traitement contre les fibromes ? Pas vraiment, nous savons aller sur la Lune et bientôt nous irons sur Mars, mais nous n’avons pas trouvé de médicament efficace pour faire régresser les fibromes. La ménopause, non traitée par des hormones, va faire régresser le fibrome car l’absence d’hormones féminines  fait fondre le fibrome comme neige au soleil. Des chercheurs ont découvert une molécule anti progestérone très prometteuse pour soigner les fibromes mais il se trouve que cette molécule a des propriétés abortives. Il est donc impossible de la commercialiser pour un usage banal car la prescription serait détournée de son usage.

Que peut-on proposer pour éviter qu’un fibrome ne grossisse et ne devienne gênant ?

Un traitement homéopathique de FOLLICULINUM 30 CH , trois granules tous les soirs est intéressant mais très astreignant : j’ai constaté par échographie,  des arrêts de progression d’un fibrome chez des patientes utilisant cette thérapeutique.

L’ostéopathie est inconstamment efficace mais peut être proposée chez des patientes rétives à tout traitement médical ou chirurgical. J’ai observé dans ma carrière un cas de fibrome hémorragique dont on a reculé la date d’intervention puis annulé la chirurgie grâce à deux séances d’ostéopathie.

La progestérone a des résultats inconstants : disons qu’elle soigne dans un cas sur deux et permet d’attendre la ménopause qui réglera définitivement cette pathologie toujours bénigne. Le LUTERAN 10 donné 20 jours par mois est plus efficace que le LUTENYL qui peut parfois majorer les hémorragies.

La chirurgie conservatrice ( myomectomie) ne peut être proposée que

chez la femme jeune

lorsqu’il n’existe qu’un seul noyau fibromateux

L’avantage de ne retirer que le fibrome est de garder l’utérus, le désavantage c’est que l’intervention est délicate, à ne réserver qu’à des chirurgiens entraînés…et que le fibrome peut repousser à l’identique deux ans plus tard ! Les hémorragies récidivent et tout est à refaire. On retire le noyau fibromateux par coelioscopie s’il est situé à proximité de la surface utérine ou, le plus souvent, par hystéroscopie : il s’agit, alors, d’une intervention délicate. Un simple curetage serait totalement inefficace.

L’embolisation utérine : il s’agit de bloquer la circulation utérine des fibromes par des petites billes de silicone. On réalise un infarctus utérin pour faire « mourir » le fibrome. L’intervention se fait en ambulatoire mais avec une prescription de morphine après. Tous les fibromes ne sont pas susceptibles de bénéficier d’une telle intervention. Je ne suis pas une fan de cette intervention car les résultats ne sont pas exceptionnels : il existe des récidives dans un cas sur deux aussi je ne propose cette alternative à la chirurgie radicale qu’aux patientes qui refusent obstinément de perdre leur utérus.

La chirurgie radicale consiste en une hystérectomie simple, en laissant le col de l’utérus s’il est sain, et les ovaires. Cette intervention se fait sous coelioscopie avec une petite incision sus pubienne pour faire passer l’utérus fibromateux sans son col ou sans incision si on retire tout l’utérus que l’on extrait alors par voie vaginale.

Après l’hystérectomie, la patiente n’a plus de règle ni de douleur mais conserve son cycle hormonal (pas de bouffées de chaleur, pas de prise de poids, pas de troubles sexuels, pas de sécheresse vaginale, parfois des douleurs des seins périodiques ou des ovulations douloureuses).

Il existe trois types de patientes

Celles qui souffrent tellement d’hémorragies menstruelles douloureuses, qu’elles ont hâte d’être débarrassée de leur utérus à problème et me réclament une chirurgie radicale. 99% de mes patientes qui se sont fait opérer, sont ravies de leur choix et certaines m’ont dit « Docteur, si j’avais su, je l’aurais fait plus tôt ! ».

Celles qui souffrent, mais refusent de perdre leur utérus, symbole de leur féminité. Ces femmes là, si on les force, risquent de faire une dépression grave en post opératoire. Je suis une patiente de 44 ans qui porte un volumineux utérus polymyomateux de la grosseur d’un pamplemousse, utérus qui lui provoque des hémorragies épuisantes de 10 jours par mois : impossible de lui faire entendre raison, elle refuse l’intervention. Il faut dire qu’elle n’a pas eu d’enfant et je crois que le fait de garder son utérus l’empêche de faire le deuil d’une maternité qu’elle ne connaîtra jamais. Elle est attachée sentimentalement à cet utérus et tant pis pour les hémorragies. Il faut respecter ce choix puisque l’on sait qu’un fibrome ne cancérise jamais. Certaines patientes arrivent à la ménopause sans qu’on ait eu besoin d’un geste radical et me sont reconnaissantes des soins que je leur ai prodigués. D’autres, chez qui les traitements conservateurs ont échoué, se résignent à l’intervention et tout le temps passé en traitements médicaux a permis au projet de mûrir.

Le troisième type de patientes est le plus fréquent : des femmes indécises

A nous de dialoguer avec nos patientes, de bien vérifier leur plein et entier consentement à l’intervention sinon gare à la dépression ! Il faut parfois un an pour faire le deuil d’un utérus, un an de mini déprime qui va donner une fatigue inexpliquée et une libido dans les chaussettes !

C’est notre utérus par le sang des règles qui nous fait femme, c’est l’utérus qui par le nid de l’embryon nous fera mère, c’est donc un organe de première importance symbolique à ne pas considérer comme l’appendice ! Mais ce n’est pas non plus une raison de garder ce précieux organe s’il est abîmé à nous en rendre malade !

Sachez que si vous gardez votre utérus fibromateux, il vous faudra renoncer au traitement substitutif hormonal même le plus léger, car les hormones féminines sont des engrais à fibromes et vous redonneront douleurs et, surtout, métrorragies voire hémorragies. Le Livial peut être proposé mais il est cher et la DHEA ,  sans incidence sur les fibromes, ne traite pas les bouffées de chaleur. Paradoxalement, pour rester femme le plus longtemps possible, il faut parfois accepter de se séparer de son utérus…

 

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28 commentaires sur “Les fibromes et la douleur

  1. Bonsoir,
    Que pensez-vous de cet article :
    Les progestatifs : Lutéran®, Lutényl®, Surgestone®, sont des
    traitements hormonaux, composés de molécules de synthèse
    dérivées de la progestérone, l’hormone secrétée par les ovaires. On
    a cru pendant longtemps que les progestatifs équilibraient l’action
    des œstrogènes mais on sait aujourd’hui qu’ils ont une action
    contraire. Outre le fait qu’ils ont pour effets indésirables des
    saignements intempestifs alors même qu’ils sont censés
    juguler les saignements occasionnées par les fibromes, les
    progestatifs participent à la croissance des fibromes; ce qui
    pose un problème quant à la pertinence de leur prescription aux
    femmes atteintes de fibromes. Cette mise en garde figure dans les
    Recommandations pour la Prise en Charge du Fibrome actualisées
    en 2011 par le Collège National des Gynécologues Obstétriciens

    http://www.fibrome-info-france.fr/DOC/traitements-medicamenteux-du-fibrome.pdf

    Mon gynécologue m’a prescrit du Lutényl en continue pour des règles hémorragiques et douloureuses, m’affirmant que c’était pareil que Lutéran. Entre votre article sur le Lutényl et celui ci je n’ose pas prendre ce traitement…
    Quel est votre avis ?

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  2. Bonjour et encore un grand merci pour le temps que vous passez à nous répondre… Votre réponse me rassure, et me conforte dans l’idée de garder le col. L’opération semble de plus, moins traumatisante pour le corps que par voie vaginale, la récupération semble plus rapide et le chirurgien a finalement une meilleure visibilité, en cas de problèmes aux alentours…
    Par contre concernant le traitement progestatif je suis tombée sur ça ce matin, qu’en pensez-vous ? ça m’inquiète du coup…
    Les progestatifs feraient grossir les fibromes ?

    Les progestatifs : Lutéran®, Lutényl®, Surgestone®, sont des
    traitements hormonaux, composés de molécules de synthèse
    dérivées de la progestérone, l’hormone secrétée par les ovaires. On
    a cru pendant longtemps que les progestatifs équilibraient l’action
    des œstrogènes mais on sait aujourd’hui qu’ils ont une action
    contraire. Outre le fait qu’ils ont pour effets indésirables des
    saignements intempestifs alors même qu’ils sont censés
    juguler les saignements occasionnées par les fibromes, les
    progestatifs participent à la croissance des fibromes; ce qui
    pose un problème quant à la pertinence de leur prescription aux
    femmes atteintes de fibromes. Cette mise en garde figure dans les
    Recommandations pour la Prise en Charge du Fibrome actualisées
    en 2011 par le Collège National des Gynécologues Obstétriciens

    http://www.fibrome-info-france.fr/DOC/traitements-medicamenteux-du-fibrome.pdf

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  3. Hospitalisée, je suis en train de faire une nécrobiose du fibrome, je suis sous paracétamol depuis 2 jours toutes les 6h. Enceinte de 6 mois bientôt je me demandais si :
    – le fibrome allait définitivement disparaître et je serai tranquille jusqu’à fin de grossesse.
    – est-ce que d’ici 3 mois je ressente encore des douleurs et sous quelle intensité?
    Merci

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  4. Bonjour, j’aimerai savoir quand on eu une hystérectomie sans ablation de l’utérus, est-ce que nos ovaires cessent de fonctionner 1 à 2 ans après l’opération ?
    Les médecins me disent que c’est pas possible mais je l’ai vu dans un livre du Dr Lee !
    Qu’en pensez-vous ?

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  5. Bonjour
    J’ai 30 ans on vient de me diagnostiquer un fibrome type 5 de 2.2cm
    Je ressens une envie d’uriner constante, une pesanteur, sensations de tiraillement et douleur pendant Les rapports ou même lorsque je fais du sport

    Je suis dans le flou total, Est il sur que je ne ressente plus aucune douleur apres si je me fais opérer et surtout en combien de temps ?
    Est ce qu’un traitement existe pour réduire sa taille et diminuer les douleurs ?
    Merci par avance
    Bonne soirée

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  6. Bonjour,
    Suite à de violentes douleurs comme des crampes vagin allant jusqu’à douleur anus, je viens de faire un examen pelvien. Je precise 49 ans pas encore menauposée plus de règle suite thermocoagulation de l’endometre et aucun traitement puisque j’ai des clips.
    Compte rendu: uterus antéversé normo dévié mesuré79mm de hauteur, presentant une echostructure hyperéchogène héterogène : individualisation d’un myome hypoéchogène homogène, isthmo coporéal anterieur para médian gauche mesuré 17x14mm. Formation interstitiel fundique latéralisé à droite intra myométriale mesuré 27x15mm liquidienne contenant en son sein une formation hyperechogène tissulaire mesurée 15,3 mmx7,4mm myome post nécrobiose? Pouvez vous me transcrire avec des mots plus simples ce compte rendu? Et solution? Vous en remerciant vivement par avance.

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  7. Bonjour.

    J ai des fibromes depuis plus de 3 ans. Ma gynéco m à fait une hysteroscopie il y a 3 ans. Avec pose d un sterilet Mirena qui n a eu aucun effet sur les saignements. Je prends exacyl. 3 comprimés par jour. Il y a deux mois souffrant de saignements tres abondants, je suis allée voir ma gynéco. Après écho, elle m a dit que le sterilet avait bougé. Et que j avais beaucoup de fibromes. Elle m a marqué du luteran, derniere chance avant abaltion de l uterus. Le premier mois de la prise du luteran, que je devais prendre le 1er jour de mes regles pendant 21 jours puis arrêt 8 jours, tout s est bien passé. Mes regles ont diminué en abondance et en durée. Suaf que mes regles sont revenus 18 jours après. Donc je prenais encore luteran. Puis pendant la pause plus rien. Après les 8 jours j ai repris le luteran. Mais 10 jour après et donc depuis lundi dernier j ai des règles très abondants. Et aujourd hui je perds énormément de caillots et très mal au ventre. L exacyl que je prends n a aucun effet. Je suis très fatiguée. Que dois je faire? En plus pour avoir rendez vous avec ma gynéco il y a 2 mois d attente. Si je me fais opérer, quels sont les conséquences après opération ? Repos pendant combien de temps ? Peut on porter du poids ? Je suis inscrite dans une salle de sport, est ce que je pourrais reprendre mes activités sportives et au bout de combien de temps?

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    1. 1 il faut ou doubler la dose ou tout arrêter muriel
      2 aucune conséquence on retire le sac à bébé donc plus de bébé et plus de règles mais pas de ménopause car on vous laisse les ovaires , libido conservée
      3 un mois pas porter de poids idem sport un à trois mois plus tard

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  8. Bonjour,
    j’ai eu un enfant par césarienne, il a bientôt 5 ans.
    Depuis plusieurs mois j’ai des saignements et des douleurs atroces, pendant et en dehors des règles.
    J’ai eu du duphaston pendant 3 cycles, mais pas d’amélioration voir cela à empiré.
    Je vient de passer une IRM et j’ai l’utérus globuleux et fibromateux sans myome individualisable. Pas d’autres anomalies.
    Déjà je ne sais pas trop ce que cela signifie…
    Pensez vous que l’ablation de l’utérus pourrait être une bonne option sachant que je ne veux plus d’enfants.
    J’ai déjà eu un stérilet au cuivre mais après une infection on a du me le retirer, on m’a dit que je ne pourrais plus en avoir.
    J’en ai tellement marre de ces douleurs et saignements…
    Merci d’avance.

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  9. Bonjour Docteur,
    J ai eu une hysterectomie avec conservation des ovaires, il y a 5 semaines.
    1. J ai toujours des douleurs et des brulures dans le bas ventre.
    2 . J ai eu la sensation pendant 5 jours que mon ovaire droit vrillait et irradiait le côté droit du ventre ? Est ce du à l ovulation ?
    3. J ai eu mal aux seins aussi pendant 10 jours?
    4. J ai toujours des douleurs des pertes jaunes.
    Je croyais être débarrassée des douleurs de mon adenomyose après l opération mais j en suis avec d autres.
    Moral en berne.
    Merci de votre avis

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    1. 1 normal vous êtes en convalescence encore pendant trois à neuf mois nina il faut que tout cicatrise
      2 possible
      3 sans importance
      4 mettez des ovules de cicatridine
      5 adénomyose = règles abondantes et douleurs comme des contractions tout le reste ne vient pas de l’adénomyose , les douleurs d’ovaires resteront , les douleurs de sein aussi, les pertes partiront au bout de 3 mois pas avant Tout ce qui est brûlures vient d’une névralgie et ne sera pas calmé de sitôt car rien à voir avec l’adénomyose nina
      vous irez mieux mais la perfection n’est pas de ce monde !

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  10. Bonjour,
    J’ai un volumineux fibrome 12.6 cm, on m’a dit qu’il disparaitra à la ménopause, mais de combien de cm par an ? J’ai 51 ans. MERCI POUR VOTRE REPONSE

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  11. Bonjour,

    Je vous ai déjà écrit fin avril car j’étais inquiète suite à des règles qui ne s’arrêtaient pas.
    Depuis j’ai passé une écho pelvienne qui a mis en évidence que les deux fibromes dont je suis porteuse depuis de nombreuses années ont grossi de 1 cm (2,5 cm) pour l’un et 2 cm pour l’autre (8 cm). Il est noté que mon endomètre est conforme avec la phase de mon cycle. Cette écho a été faite le 9 mai. Le 24 mai j’ai eu mes règles qui ont été abondantes et ont duré une semaine.
    J’ai rencontré mon gynéco le 13 juin dernier. A l’écho endovaginale il me dit qu’effectivement mes fibromes ont bien grossi et que mon endomètre est homogène et que ce qui l’ennuie c’est que j’ai une anémie qui commence à être importante. Il me prescrit donc Lutényl à prendre du 16ème jour au 25ème jour du cycle, sans aucune certitude que cela règle le problème. En tout cas si la situation empire il m’a indiqué qu’il faudrait passer à l’étape chirurgicale.
    J’ai eu mes règles le 18 juin. Je les ai trouvées un peu moins abondantes que d’habitude mais ce qui m’inquiète c’est que depuis le 26 juin j’ai des pertes marrons foncées au départ puis plus claires hier, pas très abondantes et non odorantes. Ce matin je suis allée faire mon jogging et à mon retour mauvaise surprise je trouve du sang rouge foncé et un petit morceau (comme un bout de caillot ou d’endomètre) en m’essuyant. Je ne comprends plus rien. Mon gynéco et mon médecin traitant ne sont pas inquiets, mettant cela sur le compte des fibromes, mais moi si. Mes règles sont devenues pour moi une source d’angoisse, ne pouvant m’empêcher de penser que si je saigne tant c’est qu’il y a un problème beaucoup plus grave sous-jacent.
    Qu’en pensez-vous ?
    D’’avance merci pour votre réponse
    Valérie

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  12. Bonjour Miss Frotti,J’ai 36ans, 1 enfant et aucun projet de bébé à l’horizon. On m’a diagnostiqué il y a peu une endométriose du muscule utérin, avec des règles insupportables et prescrit du lutényl en continue, qui m’a fait saigner faiblement mais chaque jour pendant 6 mois. un nouveau rdv a révélé un fibrome de 3cm avec l’ échographie, mal placé. Mon gynéco m’explique que le fibrome ne peut pas être totalement ôté (un peu dans la cavité, un peu dans le muscle), qu’il y a un risque de repousse inévitable et que la seule solution est à présent, sans tarder, l’hystérectomie. Devant mon besoin de prendre le temps de la réflexion, il a accepter de me proposer lutéran en continu. Voilà donc que depuis 8jours mes saignements largement empirés, avec caillots, lambeaux de chair et contractions. l’ultime test serait surgestone. A la prochaine trop grosse perte de sang, je dois faire le point sur l’anémie. Si c’est mauvais : opération. je sens que l’opération est une bonne solution mais j’hésite tout de même face à mon corps hyper réactif à tout et qui produit encore du lait 10ans après la fin de mon allaitement (petit message de mon non conscient peut-être..) … Merci beaucoup de votre soutien sans faille !

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