Quand ça démange et que ce n’est pas une mycose

Ce n’est pas parce que ça démange qu’il s’agit d’une mycose !

Il existe quelques infections vaginales et vulvaires qui provoquent un prurit plus ou moins intense.

LE TRICHOMONAS

C’est un petit parasite uniquement sexuellement transmis. On fait le diagnostic de certitude par un examen cytobactériologique mais il est assez facile de diagnostiquer la présence de ce parasite à la qualité des pertes blanches. Une mycose donne des pertes blanches « lait caillé », acides, et toujours inodores. Le trichomonas donne des pertes blanches certes prurigineuses, mais très mousseuses, bulleuses et très malodorantes.

Le traitement est simple : une cure de Fasigyne 500 pour la femme et son partenaire

L’infection à trichomonas est assez rare et sans aucun danger.

LE GARDNERELLA

C’est un microbe que notre corps développe. Ce n’est pas une infection sexuellement transmise. La présence de ce microbe signifie que notre système écologique vaginal est perturbé.

Lorsque notre bacille de Doderlein disparait, une flore de substitution colonise notre vagin et le Gardnerella prolifère.

L’infection à Gardnerella a une symptomatologie très proche de celle du candida : pertes blanches, prurit vulvaire, mais il existe une différence notoire : la mauvaise odeur, mauvaise odeur exacerbée par le sperme à la fin du rapport sexuel.

Je le répète : une mycose ne donne pas de mauvaise odeur.

Le traitement du Gardnerella est à la fois facile (le microbe meurt en une seule administration de FLAGYL ovule ou comprimé) et difficile (il repousse très vite si les conditions écologiques locales n’ont pas été améliorées).

C’est pourquoi le Gardnerella est si difficile à faire partir pour de bon. Voici ma recette préférée qui permet à une patiente d’être débarrassée de ce microbe pour de longs mois : Flagyl ovules pendant 6 jours suivis par Terlomexin 6 jours (pour enrayer une mycose développée à la suite du Flagyl, un antibiotique) suivis par Trophigil un soir sur deux pour réensemencer le vagin en bacilles de Doderlein, notre bacille protecteur, et le tout accompagné de Bion 3, un probiotique pour rééquilibrer la flore intestinale. Le Bion 3 n’est pas remboursé et certaines de mes patientes ne le prennent pas. Et bien la différence d’efficacité est flagrante.

J’ai traité par quatre fois une de mes patientes jusqu’au jour où elle a accepté d’associer le Bion 3 à la thérapeutique antibiotique ….et elle n’a jamais rechuté en plus de trois ans !

Le Geliofil est aussi un très bon produit pour enrayer le Gardnerella. Il peut agir seul, par cure de 6 jours, et supprimer le microbe en favorisant la croissance d’un bon bacille de Doderlein.

Le Gardnerella est accusé de favoriser la rupture des membranes chez une femme enceinte et causer un accouchement prématuré. Le Geliofil est alors très utile pour prévenir les infections chez les femmes sujettes au Gardnerella.

Le savon favorise ce microbe : il est donc conseillé aux femmes sujettes à cette infection de ne pas prendre de bains moussants et d’utiliser des savons sans savon pour l’hygiène intime comme Saugella bleu ou, encore mieux, Jaïlis qui est un soin de peau régénérant. Il existe dans cette gamme un soin de lavage intime, un baume régénérant et, surtout une brume déo protectrice qui rend un sacré service à toutes mes patientes qui redoutent de sentir mauvais.

La ménopause est un état qui défavorise la mycose mais qui encourage le développement du Gardnerella…sauf si l’on utilise un traitement hormonal général ou par voie locale. Les ovules Colpotrophine, la crème Trophicrème empêchent la formation du Gardnerella en aidant au développement du Doderlein.

PS : il existe un traitement souvent proposé pour traiter le Gardnerella : le SECNOL.  C’est un antibiotique, pas toujours bien toléré au niveau digestif, présenté en granulés en sachet à prise unique. J’ai abandonné la prescription de ce produit car il n’est pas plus efficace que les ovules de Flagyl, bien mieux tolérés !

LE CHLAMYDIAE

Lorsqu’une femme se plaint de mycoses à répétition ou lorsqu’il existe une rechute après un traitement bien conduit, il faut rechercher le Chlamydiae. C’est parfois ce microbe, uniquement sexuellement transmis, qui favorise la mycose : lorsque l’on supprime ce microbe, les mycoses ne réapparaissent plus.

Le Chlamydiae se recherche par un prélèvement dans l’endocol ou alors dans le premier jet urinaire et j’aurai l’occasion de consacrer un billet entier à ce microbe.

LE MYCOPLASME

Il ne favorise pas les mycoses mais plutôt les cystites. Il ne provoque aucune perte blanche mais on soupçonne sa présence car il donne une mauvaise odeur à la glaire qui coule par l’orifice cervical. Seul le Mycoplasma Hominis est uniquement sexuellement transmis.

L EXCES DE BACILLES DE DODERLEIN

Notre bacille de défense peut parfois nous jouer des tours. Lorsque nous sommes stressées, il peut proliférer en quantité trop importante et nous gêner par de petites brûlures, de petites démangeaisons et des irritations lors des rapports sexuels.

On croit à une mycose, on va chercher un ovule en pharmacie qui soulage pour quelques jours et puis la symptomatologie recommence et on s’imagine avoir une mycose mal soignée. Le prélèvement vaginal objective une absence totale de levure  et un excès de bacilles de Doderlein . Il faut prescrire un ovule de Gynopevaryl et puis des cures de Geliofil pour restaurer l’équilibre de la flore ….et prévenir la patiente qu’il pourra y avoir une nouvelle crise lors d’un stress : le baume reflorant Jailis est alors le soin qu’il convient de préconiser. Je n’ai pas l’expérience des tampons Florgynal dans cette « pathologie « .

LE STREPTOCOQUE B

Il ne donne jamais de démangeaisons mais de petites brûlures. Je parlerai dans un prochain billet de ce microbe très dangereux pour un nouveau né le jour de l’accouchement.

Mais le prurit vulvaire peut être dû à des causes non infectieuses, c’est ce que je vais vous expliquer dans mon prochain billet.

286 commentaires sur “Quand ça démange et que ce n’est pas une mycose

  1. Bonjour,

    J’ai 55 ans ménopausée depuis décembre 2018
    Depuis quelques temps j’ai des petites pertes transparentes après avoir uriner en m’essuyant
    Et aussi de temps en temps des petites pertes jaunes claires toujours après avoir uriner en m’essyuant
    Sans douleurs ni odeur ni démengaisons
    Voici mes questions :
    Cela est il normal à la ménopause ?
    C’est du à quoi ?
    Je dois faire quoi ?
    Merci d’avance pour vos réponses

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      1. J ai déjà vu mon Gynecologue en septembre 2021 échographie RAS IRM RAS, frottis RAS en avril 2021 …
        Et concernant les pertes RAS …
        C est pour cela que je voulais votre avis car il ne m’as jamais parler d un traitement…. je peux rester comme cela avec des pertes sans avoir des problèmes ?

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      2. oui louloute c’est juste désagréable L’atrophie des muqueuses ne se voit pas ni aux frottis ni aux radios Les ovules c’est pour ne pas être génée, ce n’est pas obligatoire

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  2. Bonsoir, depuis quelques mois, j’ai parfois des brulure vulvaire sans aucun autre symptômes. Pas de démangeaisons, pas d’envie d’uriner intempestive, pas de perte bizarre, rien. Mais ça me brûle quand même quand j’urine et le reste de la journée, puis ça repart. Qu’est-ce que ça peut être?
    Je précise que j’ai 44 ans et je pense que j’ai commencé la pré ménopause car ca fait environ un an que mes règles sont quasiment existante et d’ailleurs elle doivent arrivés après demain.
    Ps: Une fois, j’ai pris du Lactibiane pour me soulager et ça a été très efficace.

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    1. irritation nevralgique liée aux bouleversements hormonaux anna Ok pour les probiotiques et beaucoup de jus de citron à boire …et éviter le stress ! PS voir votre gynécologue pour des ordonnances d’ovules hormonaux

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  3. Bonsoir Miss Frottis,

    Merci pour votre blog et votre implication. Je vous écris sous cet article car je n’en trouve pas de plus proche de ma question :

    Suite à une IMG pour rupture de la poche des eaux à seulement 13 SA, j’ai eu 8 jours et demi d’antibiothérapie à forte dose entre l’hôpital et la maison (porteuse du streptocoque B et CRP un peu élevée car enrhumée, donc ils n’ont pas pris de risques si je comprends bien).

    A présent, je m’inquiète de l’état de ma flore vaginale après ça… Je ressens comme des brûlures (légères) à certains moments de la journée (pas de démangeaisons par contre). Dois-je suspecter un début de mycose et que faire ? La remplaçante de ma gynécologue m’a fait parvenir une ordo mais sans consultation, d’après ce que sa secrétaire lui a rapporté de mon coup de fil, je préfère donc avoir deux avis : les antifongiques sont-ils indiqués sans démangeaisons ? Surtout, peuvent-ils avoir des effets négatifs sur la flore vaginale ? = c’est surtout cela qui me fait hésiter à les prendre sans certitude de mycose. Par ailleurs, faut-il, selon vous, associer des probiotiques à tout cela ?

    Et enfin, si on souhaite réessayer d’avoir une grossesse l’année prochaine, pensez-vous utile de faire un prélèvement vaginal avant pour vérifier l’état de la flore ? J’ai très peur d’une flore affaiblie favorisant les infections et donc la RPM, le risque de récidive de cette complication n’étant apparemment, malheureusement, pas négligeable :(… J’ai mené une première grossesse à terme dépassé il y a 5 ans et je ne suis vraiment pas sûre qu’une infection soit en cause ici (j’attends l’analyse de mon fœtus bien sûr), mais face à ce grand noir et à la peur de revivre le même cauchemar, je préfère prévenir ce qu’il est possible de prévenir.

    Un grand merci.

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    1. 1 c’est vous qui avez raison
      2 oui effet délétère sur la flore …si antifungique local , aucun mauvais effet si oral
      3 non faites régulièrement des cures de probiotiques après vos règles 6 jours par mois
      4 pas négligeable mais pas certain du tout heureusement lza

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      1. Bonjour et merci beaucoup de votre réponse !

        Juste pour bien la comprendre :

        1 Vous pensez que j’ai raison de ne pas vouloir prendre les antifongiques à ce stade (brûlures rares — rien depuis l’heure du déjeuner hier — et pas de démangeaisons ni de pertes suspectes), c’est bien cela ?

        2 Ce sont des antifongiques locaux malheureusement, ma prescription.

        4 Récidive : oui, on espère plus que tout ne pas la revivre et avoir un beau bébé un peu plus tard…

        Merci beaucoup 🙂

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  4. Bonjour,

    Je reviens vers vous car j’ai suivi vos conseils ci-dessus mais comme la gène perdure (brulures vaginales et vulvaires, gène au niveau de la vessie/ l’urètre + légères douleurs dans le bas ventre depuis qq jours), j’ai refait un prélèvement vaginal qui m’indique que le gardnerella a complètement disparu mais pas les mycoplasmes hominis qui sont toutefois moins nombreux (10 puissance 3 UFC/ml au lieu de 10 puissance 5 UFC/ml). J’envisage de prendre l’antibiotique prescrit par le gyneco (azithromycine) pour me débarrasser des mycoplasmes hominis qui semblent être responsables de la gène ressentie et résister au traitement « naturel » (probiotiques vaginaux et oraux, huiles essentielles, argent colloidal, omega 3 etc…). Que me conseillez-vous ? Merci par avance.

    Muriel

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  5. OK, merci pour votre réponse. Vous pensez donc que le mycoplasme hominis ne pourra pas partir sans antibiotiques finalement ? Ou est ce que cela vaut le coup d’être encore un peu patiente et de continuer quelques semaines (sans risquer des problèmes plus graves comme salpingite, cervicite, endométrite !) le traitement « naturel » pour que ça passe sans les antibiotiques et les « dégats » qu’ils peuvent causer ? Merci beaucoup pour ces précisions !

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  6. Ok mais pouvez-vous me confirmer que c’est le mycoplasmes hominis qui est à l’origine de la gène ressenti au niveau de l’urètre ? Merci et après je vous laisse tranquille promis…

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  7. Bonjour Miss Frottis,
    DePuis plusieurs années j’ai des démangeaisons après les règles puis se calme après quelques jours, il n’y a pas de rougeur ni irritation… j’ai été enceinte et j’ai eu aucune démangeaisons pendant 9 mois, les règles sont revenues et les démangeaisons reviennent comme avant… j’avais déjà fais des prélèvements qui n’ont jamais rien révélés…que dois je faire ? Merci à vous

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      1. Bonjour Miss Frottis,
        Si c’était une allergie ce serait rouge irritée ? Les démangeaisons se déclarent 2 jours après la fin des règles et S’arrêtent… si j’étais allergique au protection ce serait pendant ? Je me demandai si c’était pas hormonal… Merci je suis un peu perdue

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      2. 1 non pas obligé
        2 non car le sang des règles vous protège
        3 le fait d’avoir une chute d’estrogènes banale en fin de règles n’aide pas sissi mais ce n’est pas la cause principale

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  8. Hello.

    J’ai vu ma sage femme, j’ai donc une vaginose bactérienne et une infection à escherishia coli. Cela explique-t-il le fait que j’ai l’impression que ma vessie ne se vide pas correctement ? Elle m’a déconseillé les tampons et serviettes jetables.

    J’ai donc du Secnol à prendre en une prise ce soir.

    Trophigil une gélule intra vaginale le soir pendant 7 jours.

    Et ensuite Polybactum, un ovule une fois par semaine.

    Pour l’escherishia, je dois prendre amoxicilline vendredi.

    J’ai également pris du Bion 3 défense mais il faut en prendre un ou deux par jours ?

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      1. D’où le trophigil et le polybactum. Je prendrais également des probiotiques oraux.

        Pour le coli, je verrais l’avis de l’uro.

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  9. Bonjour j ai eu pendant presque 2 ans gardarenella. Tout allait mieux m. J ai changer de pillule pour une plus forte car les règles était irrégulières. Donc je prend trinordiol. Depuis j ai de forte odeur pendant les règles et plusieurs jour après. Des picotements et déménageaisons. Je met des tampons probiotiques, des probiotiques internes apres les règles qui me calment un peu. J ai fais un prélèvement par sécurité. Les mycoplasme hominis sont a 10,5 au lieu de 10ufc/Ml. Le gyneco ma dis que c etait normal et je n est aucune traitement ni conseil. Pouvez vous m éclairer svp, est ce que je doit arrêter cette pillule je suis a ma 3eme plaquettes…doit je prendre des anti bio sachant que ma flore est très fragile. Merci d avance cordialement

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    1. on se moque des règles irrégulières roxane Mieux vaut des cycles irréguliers plutôt que des vaginoses Peut être prendre votre ancienne pilule qui vous convenait mieux ? En attendant faites des cures ultra répétées de probiotiques vaginaux et per os ( la marque importe peu)

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  10. Bonsoir, j’ai oublié de demander quelque chose à ma sage femme hier.

    Au bout de combien de temps la vaginose disparait avec une prise de Secnol ? J’ai des petites démangeaisons et brûlures vaginales.

    Je prends 1 gélule de trophigil le soir en intra vaginal.

    C’est un comprimé de bion 3 par jour mais on peut faire un traitement de fond avec 2 par jour ? Ce n’est pas précisé.

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  11. Bonjour miss frottis,

    J’ai eu une mycose il y a deux mois et je prends fluconazole depuis avant les règles (je le prends déjà depuis trois ans une fois par mois).

    Ces derniers jours (je suis une semaine avant les règles) j’ai des pertes étranges ! Elles sont peu abondantes mais très liquides comme de l’eau ! Elles stagnent à l’entrée de la vulve (pas grand chose à l’intérieur) et font de petits amas un peu partout à l’intérieur des petites lèvres ! Elles ne sont ni épaisses ni crémeuses ! Est ce un signe de mycose ? Ou est ce normal ? Je n’ai pas d’autre symptôme ! Merci d’avance !

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      1. Bonjour merci de votre réponse ! Qu’est ce que ça peut être ? Je n’ai jamais eu cela avant. D’habitude les pertes restes à l’entrée alors que j’en retrouve sous le clitoris et vers l’urètre en ce moment ?

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  12. Bonjour miss frottis,

    J’ai u.u depuis 5 ans à 10 puissance 5 et depuis peu des pertes très liquides comme de l’eau et brûlures urinaires intermittentes sans germe. Ça peut être lié ? J’ai également une névralgie pudendale qui s’est récemment aggravée aussi

    Merci d’avance

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  13. Bonjour miss frottis,
    Je souffre de sécheresse et de douleurs vaginaux depuis 2 ans. Parfois associés à des vaginoses à gardnerella.
    Le dernier prélèvement montre gardnerella en grande abondance mais flore normale, nagent <4.
    Pourtant encore des douleurs et sécheresse. Les douleurs s’atténuent uniquement pendant le règles. Je prends du géliofil et du mucogyne pour les atténuer.
    Qu’est-ce que vous me conseillez pour aller mieux pour de bon ?

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    1. comme je ne peux pas vous examiner glu et comprendre l’origine de votre sécheresse , je ne peux guère vous aider . Le gardnerella se traite bien par trophigil qui soigne aussi la sécheresse , que sur ordonnance

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  14. Bonjour Gyné,
    Je me permets de vous interroger à propos des manifestations concernant les mycoses déclarées. J’ai bientôt 57 ans, je suis ménopausée depuis 2 ans et demi. Je n’ai pas de rapports sexuels, je ne prends aucune THM (lupus et fibromes). J’ai souffert de douleurs ou névralgie vulvoginale pendant les années de préménopause, c’est à dire pour moi, au démarrage des bouffées de chaleur, il y a dix ans, douleurs qui se sont calmées quand même à la ménopause (mais j’ai toujours les bouffées de chaleur…).
    Le traitement par crème ou gelule hormonale est très compliqué à suivre, car assez vite, je peux ressentir de nouveau un inconfort comme par le passé, plus qu’un confort ! Je ne comprends pas d’ailleurs depuis 10 ans que je consulte qu’on me dise toujours que ça ira mieux avec des crèmes hormonales… Je jongle avec un gel non hormonal Palomacare, je fais une petite cure de gélules d’Onagre de temps à autre et prends aussi de temps à autre des pro biotiques par voie orale.
    Ma question est la suivante : j’ai des petites démangeaisons depuis un mois, qui passent au bout de quelques heures, quand je mets un lubrifiant vaginal non hormonal, par exemple, ou quand je mélange avec une gélule de dordolein. L’analyse d’urine n’a rien montré car j’avais des impétuosités urinaires liées. Je vois un vestibule rouge, qui fait mal, comme si j’avais une mycose, mais je n’ai absolument aucune perte.
    J’ai l’impression que ma vulve est irritée, mais j’ai connu vraiment pire. J’ai eu 2 mycoses par le passé, pendant la préménopause, et j’avais des pertes en grande quantité et une vulve rouge écarlate ça je suis très réactive. J’attends un RV chez le gynécologue.
    Est-il possible d’avoir une mycose sans perte ? Ou alors il s’agirait d’une vaginite ? Ou d’un problème de sécheresse vaginale peut être ? Faut il faire un prélèvement à votre avis ?
    Merci pour vos précieux conseils.

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    1. Vous ne pouvez avoir de mycose car le candida déteste la peau des femmes ménopausées ….sauf si elles prennent des estrogènes ou sont diabétiques loulou Vous avez une vulvite de sécheresse lupique : il faut hydrater la vulve et le vagin comme vous le faites Vous ne pourrez guérir, le lupus se soulage mais ne se guérit pas Donc il vous faudra des soins hydratants à vie Un pv écartera toute infection Non, toutes les femmes ne tolèrent pas les hormones locales Ecoutez votre corps Vous avez une maladie chronique qui l’abîme , il faut le réparer en douceur . Vos médecins ne sont pas très au point avec la maladie lupique et la sécheresse qu’elle induit . Ce n’est pas un problème hormonal mais auto immun donc les crèmes hormonales n’ont guère d’effet mais les soins hydratants oui A vous de trouver les crèmes qui vont : aquaphor ? saugella ? huile de coco ?

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      1. Bonjour Miss Frottis,
        je reprends la suite ici du message que j’ai laissé.
        J’ai fait un PV avec le gynécologue, il n’y a rien du tout.
        Par contre, depuis le badigeon interne, j’ai des douleurs internes, surtout quand j’urine la nuit (je me lève toujours une fois, les parois sont irritées je suppose) comme à chaque fois que je fais un frottis ou un prélèvement. Là ça dure plus longtemps. Il doit y avoir un sécheresse de fond je pense, depuis quelques temps, car l’année dernière, j’avais fait un prélèvement sans incidence de ce type.
        Je bois donc un peu plus qu’à l’accoutumée (même si je suis déjà à 1,5 litre par jour) pour avoir des urines moins concentrées.
        Mon gynécologue me dit effectivement qu’on n’est pas obligé de suivre un traitement hormonal local s’il ne convient pas. Qu’il faut rester sur des crèmes émollientes.
        Par contre, j’utilisais Palomacare en gel pour hydrater de temps à autre, et après description de mes symptômes, le gynécologue me dit que les démangeaisons sont liées directement au produit (car elles surviennent dans les heures qui suivent l’application du produit). Donc, j’arrête ce dernier.
        J’avais déjà essayé Mucogyne, mais je trouvais qu’il me chauffait un peu. Je n’ai pas envie de retenter.
        Je continue la crème CICATRIDINE sur la vulve, qui pour le moment me convient, en alternance avec soit Barriederm, soit COLD CREAM de la Roche Poasy (j’ai retrouvé un tube dans une pharmacie !).

        Je suis passée à 2 gélules par jour d’Ergyonagre, j’avais démarré depuis 3 semaines un flacon, une gélule par jour, pour l’hydratation des muqueuses par l’intérieur.

        Pour hydrater localement le vagin, quel serait le mieux ?
        Ma gynécologue ne prescrit que Mucogyne. Pour être honnête, elle ne propose pas grand chose pour l’intérieur, je suis un peu démunie.
        Concernant les ovules Cicatridine, j’avais remarqué qu’il y a une huile essentielle dans la composition des ovules, et je n’ai pas envie de tenter le diable (je fais de l’allergie facilement, et aussi avec les huiles essentielles sur la peau, j’avais essayé en 2014 sur prescription de ma gynécologue parisienne de l’époque ces ovules, et j’avais eu un échauffement au niveau du vestibule sans gravité).

        J’ai fouillé sur votre site, j’ai vu le gel Ainara. Que pensez-vous de sa composition ?
        J’ai vu également que Mucogyne propose des ovules à base d’acide hyaluronique, connaissez vous et avez-vous eu des retours de patientes ?
        Les options se réduisent comme peau de chagrin pour l’intérieur du vagin… En ce moment je mets un peu de gel Monasens avec le doigt, mais comme ce n’est pas un hydratant, je sais que l’action est très très limitée…

        Merci Miss Frottis de m’avoir lue,

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      2. 1 à chaque femme son traitement local Je ne sais pas si mucogyne intra vaginal vous ira Tentez le Replens est très apprécié de mes patientes
        2 l’hydratation interne sera limitée loulou
        3 onagre n’hydrate pas vraiment. Vous confondez avec les omegas 3 de poisson comme Elteans ou les omegas 7 d’hydromega . L’onagre ne sert à rien en post ménopause, c’est un régulateur des ovaires hyper actifs donc aucun intérêt lorsque les ovaires sont au point mort

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  15. Et bien, merci Miss Frottis ! C’est la pharmacienne qui m’a conseillé il y a un an une cure d’ergyonagre, et je lui ai bien précisé que j’étais ménopausée. Je vois un résultat sur ma peau du visage, oui, car j’ai une rosacée, donc je peux toujours attendre pour le reste… Je vais donc changer…

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    1. si cela vous fait du bien pour la rosacée ne quittez pas ce produit loulou mais il faut rajouter des omegas pour les muqueuses vaginales Il existe aussi des soins esthétiques pour la sécheresse : laser fractionné et autres : une chirurgienne esthétique pourra vous renseigner si replens ou mucogyne ne sont pas suffisants

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  16. Bonjour et merci à vous !
    J’ai des brûlures vulgaires depuis plus d’un an et je suis sans espoir ! Les tests reviennent négatifs au candida et autres infection.
    Mes brûlures sont apparues lors de mes premiers rapports avec mon nouveau conjoint. Je pensais donc au départ à une infection ou champignons liés à ma nouvelle sexualité…mais non. Plusieurs frottis réalisés et tous négatifs.
    Je suis allée voir un spécialiste en Belgique pour mon nerf pudandale et effectivement le toucher vaginal portait au diagnostic. J’ai eu 3 infiltrations qui n’ont pas vraiment changé grand chose ! Les mois passent et toujours ces brûlures… j’ai l’impression qu’elles sont plus vives au moment de l’ovulation et avant les règles. J’ai un môme de repis 3 ou 4 jours après les règles, ensuite cela recommence.
    J’ai testé 10 jours de flagyl ainsi que mon compagnon mais pas d’amélioration.
    Mon médecin voudrait essayer les ovules aacefemine, œstrogènes par voix génitale. Il pense peut-être finalement à une sécheresse ?
    Mes brûlures s’accompagne parfois de petites gênés juste après avoir uriné. Mes brûlures sont vivent et parfois je ne supporte même plus ma culotte. Les rapports ne sont pas douloureux mais toujours cette sensation d’être sèche alors que mon compagnon me dit que non.
    J’ai 47 ans je ne prends pas de contraception.
    Il est vrai que mon compagnon et moi sommes très heureux ensemble et nous retrouvons une seconde jeunesse… nous avons des rapports assez fréquents.
    Que pensez-vous des ovules ? Je suis réglée encore tout les mois. Puis-je être en carence d’œstrogène ?
    Les rapports très fréquents peuvent-ils endommager mon nerf pudendale ?
    Merci

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    1. 1 vous n’avez aucune carence en oestrogènes , sinon ce serait pire juste après les règles où on est le plus carencée donc les ovules aux oestrogènes ne marcheront pas ( testez les car j’ai peut être tort même si j’en doute )
      2 la fréquence des rapports crée un mini traumatisme qui agace le nerf pudendal et déclenche les brûlures stembert Je suis navrée pour ce diagnostic car les soins ne fonctionnent pas toujours . J’utilise avec profit les omega 3 dans ce genre de situation pour hydrater de l’intérieur . J’ai fait essayer tous les ovules du monde , ceux aux estrogènes agravent sauf ceux au promestriène à savoir Colpotrophine qui, je ne sais pourquoi, a une action bénéfique . Avez vous noté si l’éjaculation agrave ou ne fait rien de plus que sans éjaculation ? Si oui alors c’est une allergie au sperme Si non c’est la blessure du nerf pudendal

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      1. Je vous remercie. J’avais également un doute sur les ovules. D’autant plus que mes règles sont encore bien régulières ! Nous avons également pensé à l’allergie au sperme mais nous pratiquons le retrait. Parfois non, les jours justes après les règles, mais ça ne s’aggrave pas. Je vais toujours prendre une petite douchette après. Nous avons pensé au lubrifiant mais pareil….sans succès ! Je vais donc continuer les Omégas ( hrydravea), je les ai acheté en regardant déjà vos billets. Je prends également des probiotiques ( basilac femina) je me dit que ça ne peut pas faire de tort.

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      2. J’avais encore une question, merci. Pensez-vous que le nerf pudandale peut m’embêter davantage selon les variations hormonales. La brûlure est beaucoup plus présente au moment de l’ovulation et la semaine avant les règles ?
        Ça fait plus de 10 jours que nous avons stoppé les rapports pour mettre ce nerf au repos mais j’ai toujours les douleurs. J’ai l’impression qu’une fois que la douleur est enclenchée, ce n’est pas facile de l’arrêter.
        Ça peut être également des douleurs comme si il s’agissait d’une cystite mais là encore les résultats reviennent négatifs.
        Merci pour votre réponse

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      3. Je pense que je vais devoir me rendre à l’évidence et mettre en place ce que le spécialiste m’avait déjà expliqué il y un an, à savoir, utiliser un cousin lors de la position assise et espacer les rapports.
        Mais alors, madame, si les symptômes s’aggravent avec les estrogènes…Reprendre une pilule contraceptive ne serait-il pas me soulager? Une pilule progestative par exemple, un peu comme pour l’endométriose ( que j’ai déja eue sur les ligaments sacro utérins et retirés il y a un an).
        Je me dis que si on bloque un peu les estrogènes ça devrait me soulager non?
        Mon gynécologue ne m’a jamais remise sous pilule, mais après mon opération. Suite à mes nombreuses plaintes, mon gyne m’avait fait passé une IRM et l’imagerie montrait un nodule. Il a donc préféré aller voir pour juger…Par laparoscopie, il a vu un nodule dans l’utérus qu’il n’a pas retiré mais a enlever au laser des lésions de plus ou moins 2 cm sur les ligaments utéro sacrés.
        Suite à cette opération mes douleurs au moments des rapports ont diminués mais les brûlures dont je me plaignais avant l’opération ont continué à me gêner.
        Pensez-vous qu’une pilule pourrait me soulager?
        Merci pour votre gentillesse.

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      4. 1 oui une progestérone pourrait vous aider
        2 peut être laurence c’est tellement difficile de soigner une NP ! mes patientes utilisent les coussins plus du cymbalta et du lyrica pour calmer les brûlures névralgiques Le Laroxyl est bien aussi avec l’avantage de pouvoir se présenter en gouttes donc on peut varier les dosages en fonction de ses activités ; moins de gouttes si on reste à la maison plus de gouttes si on doit rouler longtemps en voiture …. Mais ces produits antalgiques sont pour les formes handicapantes de NP , pour les formes à douleur ponctuelle cela n’est pas nécessaire A voir avec votre médecin

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  17. Je vous remercie d’avoir pris de votre temps pour me répondre. Le lyrica m’a déjà été proposé par mon médecin traitant mais vus les effets secondaires, je ne l’ai pas pris. Vos patiente ont elles pris du poids avec ce médicament ? Et par rapport à la pilule, pensez-vous que je pourrais prendre cerazette ? J’ai déjà essayé slinda mais au niveau de l’humeur ce n’était pas terrible. Je suis également embêtée par un gros syndrome prémenstruel donc trouver une pilule n’est pas évident. Merci pour vos réponses.

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    1. 1 aucune prise de poids laurence
      2 oh zut ! cerazette ne va pas avec le SPM , c’est comme Slinda Vous pourriez vous tourner vers la progestérone naturelle 100 mg le soir au coucher de la fin des règles aux règles suivantes , c’est anti mycose et anti SPM. Cela atténuera bien en contrebalançant l’hyperoestrogénie relative de l’ovulation et d’avant les règles et cela ne donne aucun effet dépressif .

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      1. Merci pour votre réponse rapide, ça me fait tellement du bien ! Qu’entendez-vous par progestérone naturelle madame ?
        Fera t’elle office de contraception également et elle pourrait atténuer mon SP? Ce serait tout bénéfice pour moi : réduire ma névralgie, mon SP et avoir une contraception !
        Merci
        Merci

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      2. En fait, vous allez peut-être me prendre pour une sotte mais je me demande si finalement mon syndrome prémenstruel ( très marqué, proche du trouble dysforique) n’est pas responsable de ma névralgie… les jours qui viennent les règles mon moral est bon et mon nerf me fait moins souffrir à ce moment. Bien sûr j’ai bien compris que mon niveau d’œstrogène était bas à ce moment mais n’y aurait-il pas un rapport entre l’humeur (qui est bonne) et la névralgie ? Lorsque l’humeur est bonne ma névralgie se porte bien ?
        Ça devient un peu compliqué mais finalement, traiter mon SP serai peut-être la première solution avant d’envisager le lyrica….

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      3. Bien sûr qu’il existe une relation chimique entre le taux de serotonine et le seuil de la douleur laurence et je pense que c’est plus judicieux de traiter le SPM que la névralgie Seulement les soins d’un syndrome dysphorique sont très compliqués La progestérone naturelle fonctionne assez bien . Ce qui marche bien c’est la phytothérapie : onagre , gatilier , millepertuis, griffonia Et bien sûr du sport agréable et aussi du magnesium +++tous les jours Une de mes patientes a vu son SPM disparaître sous Hydromega produit à base d’huile d’argousier ( omegas 7) Les antidépresseurs comme Cymbalta agissent et sur la NP et sur le SPM A voir en dernier recours . Il existe une pilule magique sur le SPM : la nouvelle pilule Drovelis qui ne donne aucune dépression , qui ne donne ni cholestérol ni HTA ni infarctus ni phlébite et est un anti K du sein . Le seul problème c’est que sa notice d’emploi est celle de Leeloo …ce qui est faux Je ne sais pas si votre médecin acceptera de vous la prescrire …

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      4. Merci pour toutes ces précisions. Si je vous dis que je préférerais faire de mon SP mon priorité plus tôt que la contraception…quel serait le moyen le plus avantageux , le progestan ou la pilule ?
        Merci

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      5. je ne sais pas laurence cela dépend beaucoup de chaque femme . A vous de tester , vous saurez très vite si la molécule convient à votre cerveau siège de la fabrication des hormones du bien être

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  18. la progesterone naturelle ne fait pas grossir et ne déprime pas trop tandis que la progestérone synthétique donnée seule fait déprimer et grossir parfois . La drospirenone est une progestérone de synthèse qui ne fait pas trop chuter la serotonine et couplée à un excellent et puissant estrogène , elle rétablit le bon taux de serotonine tout au long du cycle laurence

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    1. Ok ok… je pense que je vais essayer la pilule en première instance. Maintenant, il va falloir que j’en parle à mon médecin traitant. Cette pilule est commercialisée sous le même nom en Belgique ? Je suis à mon 4e jour de régle mais je vais essayer de la commencer avant fin de la semaine. Merci

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      1. Juste une dernière interrogation ? Si les œstrogènes aggravent la névralgie pudandale, ce puissant œstrogène de cette pilule ne risque t’il pas de me donner encore plus de brûlures ? Merci et désolée de vous ennuyer

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      2. moi je vous parle d’un soin contre le SPM laurence pas d’un soin de NP ! Je ne pense pas que la contraception OP aggrave la NP mais cette dernière n’est pas soignée par une OP mais par des antalgiques locaux comme colpotrophine ovules et généraux comme Lyrica Laroxyl Cymbalta qui redonne aussi le moral

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      3. Alors il vaudrait mieux que je prenne le progestan 100. Pour soigner mon SP qui est autorisé pour les fumeuse?
        Si vous vous souvenez…je voulais soigner d’abord mon SM qui est souvent associé à une douleur névralgique plus intense à ce moment.

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      4. Bonjour, voilà je suis allée chez mon médecin qui m’a prescrit progebel 100. C’est l’équivalent du progestan en France.
        Elle était un peu étonnée car pour elle, les symptômes seront les même que cerazette. Peut-être ne s’y connaît elle pas bien sur le sujet ! Je vais donc commencer à la fin de mes règles. Même si mon SM commence déjà parfois à la fin des règles ( bizare ça non?)
        J’espère que la progesterone naturelle ne me fera pas grossir.

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    2. Ah voilà cette pilule en Belgique porte un autre nom.
      J’avais aussi oublié de vous dire que je suis fumeuse… et à mon âge je sais que la pilule oestroprogestative ce n’est pas terrible ! Qu’en pensez-vous ? Je veux arrêter de fumer depuis un moment et je suis prête à le faire pour pouvoir prendre cette pilule qui pourrait enfin me soulager ! Qu’en pensez-vous ? Merci

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    3. Bonsoir,
      La nouvelle pilule dont vous me parlez ne donne aucuns effets secondaires au niveau de la circulation sanguine des jambes ? La notice porte pourtant l’attention sur tous les mauvais effets secondaires d’une pilule oestroprogestative ! Si elle ne donne pas d’infarctus comme vous me l’aviez cité, pourquoi une fumeuse ne peut-elle pas la prendre? Je voudrais l’essayer…je suis sous patchs nicotiniques mais j’ai peur quand même. Merci beaucoup pour vos réponses.

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      1. le risque d’infarctus existe si fort chez la fumeuse que toute pilule contenant des estrogènes est interdite si on a plus de 35 ans ( question assurance du médecin) stembert

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      2. Oui je comprends. Maintenant comme je suis bien déterminé à arrêter le tabac et actuellement sous patch nicotiniques pour un mois et ensuite diminution du patch encore un mois et ensuite arrêt definitif…pensez-vous que je puisse commencer cette pilule ?
        Merci beaucoup

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      3. Ouï je comprends…ici mon gynécologue, en Belgique, n’a pas l’air de s’en inquiéter mais je vous donne bien raison. Je vais donc plus tôt prendre la progestérone naturelle le prigebel 100 tous les soirs. Je voulais reprendre cette pilule essentiellement pour diminuer les effets de mon syndrome prémenstruel qui s’est très fort accentué en raison de l’âge ! En fait je suis mal de l’ovulation jusqu’au règles ! Et encore, je ne suis pas bien parfois encore 2 à 3 jours tout à la fin des règles et puis ça va mieux jusqu’à l’ovulation. En gros, je suis tranquille 10 jours.
        J’ai toujours été sujette à ce SP et même sous Jasmine et jasminelle lorsque j’avais une trentaine d’années. C’est un vrai calvaire.
        Si j’ai bien tout compris je fabrique trop d’œstrogènes et ma progestérone ne suffit pas… et encore pire avec l’âge !
        J’ai pris il y a quelques années de l’aldactone prescrit par mon gynécologue mais j’avais été très nerveuse sous ce médicament et je l’avais arrêté. On m’avait aussi prescrit du luthenyl que je n’ai jamais pris par peur de grossir.
        Je vais donc commencer la progestérone naturelle et en parallèle prendre de l’onagre. Je prends déjà hydravea de chez nutrixeal. Pensez-vous que cela fera double effet ou non?
        Je vous remercie beaucoup pour votre réponse

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      4. non ce sera parfait laurence ( lutenyl déprime les femmes avec SPM , à ne jamais utiliser ) Le SPM est une pathologie génétique de trop de progestérone !!! Oui vous avez bien lu , votre progestérone est trop active et déprime le système GABA de la bonne humeur Donner de la progestérone synthétique aggrave . La progestérone naturelle va se loger sur les récepteurs GABA les empêchant de recevoir votre progestérone à vous , créant ainsi un équilibre et un retour au mieux Quand vous serez ménopausée vous ne secréterez plus de votre progestérone pas top et vous irez beaucoup mieux . Avec progestan, on va troquer votre progestérone pas top contre une de meilleure qualité voilà pourquoi cela va marcher Il n’y a pas d’excès d’estrogènes dans le SPM …

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      5. Dans votre article, vous dites pourtant qu’en cas de SP le luthenyl est le premier choix thérapeutique.
        Et vous me dites en réponse qu’il aggrave. Peut-être est-ce pour les symptômes phoques ? Malheureusement je suis psychologiquement déprimée à ce moment mais j’ai également une panoplie de symptômes physiques tels que : seins très tendus, rétention d’eau et douleurs aux jambes, …insomnie et un peu de constipation.
        C’est peut-être dans ce sens que le luthenyl m’avait été prescrit.
        Je suis heureuse de vos explications car j’étais persuadée que mon problème était bien le fait que j’avais trop d’œstrogène et que ma progestérone ne suivait pas ! En fait j’ai simplement une mauvaise progestérone sui ne fait pas bien son travail ! Et en ajouter synthétiquement n’est pas bon ? C’est bien ça ? Et donc ajouter de la naturelle pourrait me soulager…
        J’espère avoir bien compris cette fois… c’est un plaisir après autant d’années d’y comprendre enfin quelque chose, je vous remercie.
        J’espère très sincèrement que la progestérone naturelle va fonctionner.
        Mercii pour votre réponse

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      6. dans le SPM physique oui pas dans le psychique Il existe trois formes de SPM , le plus difficile à traiter étant le syndrome dysphorique où la patiente oscille entre irritabilité si pas de lutenyl et dépression tout au long du mois si Lutenyl . De toutes façons le problème est réglé, Lutenyl donnant des méningiomes nous ne pouvons plus le prescrire et surtout pas dans cette indication Seule l’endométriose peut se soigner par Lutenyl au long cours si échec des autres traitements laurence

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      7. Mercii pour toutes ces précisions. Vos explications sont précieuses. J’espère que le progestan va régler aussi bien les problèmes physiques liés et mon trouble de l’humeur. Est-il possible qu’il agisse sur les deux ?
        Mercii docteur

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      8. Dans le syndrome prémenstuel qui est un désagrément lié à un conflit entre les oestrogènes , secrétés en trop grande quantité, et la progestérone , jamais secrétée en quantité suffisante, la mise au repos des ovaires de façon « musclée » par du Lutenyl par exemple, pris 21 jours sur 28 , marche remarquablement bien

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      9. eh bien tout dépend du type de SPM : le physique oui mais pas le syndrome dysphorique laurence Mes patientes sont alors en dépression sous Lutenyl . Zoely est mieux car elle contient des estrogènes en petite quantité . Non, non et non, il n’a jamais été constaté d’hyperestrogénie dans le SPM ( dernier congrès de gynécologie de mars de cette année )

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  19. Bonsoir,
    J’ai accouché il y a 6 mois et depuis lors des rapports sexuels j’ai mal entre le vagin et l’anus, cela me dais cela a chaque rapport jen ai a peu prés 1 fois par semaine, jai un herpès génitals depuis plusieur années est ce que sa peut être cela ? Je ressens les mêmes douleurs que quand j’ai decouvert que javais sa. Jamais eu de vésicule. Ou alors une mycose ? Mais je n’ai pas de perte vaginale anormale. Je n’ai pas de problème de lubrification. Je prend microval. De quoi peux venir cet douleur/ brulure ? Merci

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  20. Bonjour,
    Je voulais vous demander si prendre 2 gélules d’onagre et 2 gélules de hydravea de chez nutrixeal ce n’était pas de trop ? Pour bien hydrater les muqueuse et soulager mon nerf pudandale.
    N’est-ce pas un double emploi ?
    Merci beaucoup
    J’ai également commandé de l’huile d’argousier. Comment puis je l’utiliser? En association avec l’onagre ?
    Mercii beaucoup

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  21. Bonjour Missfrottis,
    Je connais votre blog pour avoir déjà lu pas mal d’articles et y avoir puisé des renseignements intéressants. Je me permets de vous exposer mon cas, pour y essayer d’y voir clair, en attendant un rendez-vous chez un dermatologue. J’ai posté dans cette rubrique, car apparemment oui, les démangeaisons ne sont pas toujours liées à des mycoses.
    Je suis ménopausée depuis 3 ans, j’ai 57 ans, j’ai un syndrome de maladie auto-immune depuis 2009, avec des hauts et des bas, je n’ai pas eu de rapports depuis de très nombreuses années (10 ans…). Depuis plusieurs mois, je n’arrive pas à savoir ce qui se passe au niveau gynécologique et aussi dermatologique de la vulve, et j’avoue que cela commence à me miner le moral. J’ai un traitement par crème oestrogène, comme beaucoup de femme ménopausée, que je ne supporte plus du tout depuis plusieurs mois, générant, à chaque application, pendant plusieurs jours, une inflammation de la vulve et du vestibule à chaque fois, avec des brûlures urinaires, bref ce qu’on appelle une vulvodynie. Là où le traitement doit soit disant apaiser, pour moi, cela m’agresse.
    J’ai tout arrêté mi juin. J’utilisais l’hydratant Palomacare que j’avais vu sur votre site, depuis plusieurs années, à raison de deux fois par mois, mais j’ai commencé à voir de petites démangeaisons au printemps dernier avec les applications. J’ai fait un prélèvement vaginal fin mai début juin, une analyse d’urine, qui n’ont rien donné. Mon gynécologue m’a parlé d’allergie, mais je suis dubitative sur ce diagnostic, je pense que c’est une coïncidence, car tout ce que je mettais sur la vulve m’irritait ou me démangeait. Par expérience avec le lupus, l’allergie à tout produit n’existe pas. Il y a une raison de fond non diagnostiquée pour moi. De la sécheresse excessive ? une maladie de peau ? (étant sujette aux eczéma des paupières, dishydrose…). D’où le RV avec le dermatologue en octobre.
    Je mets depuis juin la crème Barriederm sur la vulve, le seul produit que je supporte, et c’est tout. Plus de Trophigyl à l’intérieur car les oestrogènes, même dans les probiotiques vaginaux, ne me conviennent plus (la vulve devient rouge avec une sensation désagréable de gonflement intérieur).
    J’ai avancé tout doucement ainsi pendant l’été. J’ai continué à avoir de légères démangeaisons, rares, au niveau des petites lèvres, et j’ai vu une écorchure ou fissure existante sur la vulve s’approfondir et me démanger parfois. J’ai jonglé aussi avec Barriederm CICA recommandé par mon gynécologue.
    J’ai malheureusement dû prendre un antibiotique pour une mauvaise sinusite fin juillet, sinusite que je traînais depuis plus d’un mois.
    Depuis plusieurs jours, j’ai mal à la vulve en quasi-continu après avoir eu quelques démangeaisons, je n’ai toujours aucune perte, une écorchure le long d’une grande lèvre s’est formée brusquement, malgré la crème Barriederm. J’avoue qu’en découvrant cela, j’ai stressé. Enfin, j’ai souvent des envies urinaires, ce qui, pour moi, n’est pas bon signe, même si je n’ai jamais fait d’infection urinaire (mais j’ai eu des envies urinaires intempestives lors d’infection vaginale, notamment les 2 mycoses que j’ai faites dans ma vie).
    Je prends Eltéans en gélules depuis fin mai, 2 par jour, assez régulièrement (j’ai dû juste stopper 8 à 10 jours seulement), et des probiotiques (Ergyfémina, une gélule par jour), pour pallier un peu le manque d’oestrogène en local.
    A votre avis, dois-je refaire le test du prélèvement pour la mycose avec mon gynécologue ? ou pour une autre infection ? Je n’arrive pas à savoir si mon problème est un double problème de sécheresse (qui induit un problème urinaire avec des envies intempestives) et dermatologique, ou un problème d’infection, ou les 2…
    Aujourd’hui, je ne sais plus du tout quoi faire pour calmer un peu les choses avant le rendez-vous avec le dermatologue en octobre qui sera en mesure de me confirmer une maladie dermatologique ou une sècheresse… Mon gynécologue qui est assez jeune, ne m’est hélas pas d’un grand secours d’un point de vue dermatologique.
    Excusez-moi si j’ai été très longue, j’essaie de donner le maximum de détails de manière concentrée. Je comprendrai si naturellement ma demande est trop ciblée, que vous puissiez ne pas apporter, sans examen clinique, un avis de bon sens.

    Je vous remercie de m’avoir lue MissFrottis,

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    1. votre vulvite est liée à votre lupus Vous avez une maladie automimmune qui fait que votre tissu vulvaire est attaqué par vos anticorps . C’est fréquent dans le lupus, le goujerot et autres pathologies auto immunes Je ne sais pas s’il y a du candida associé Une cure de fluconazol 150 mg un par semaine 3 mois nous dirait si oui ou non il y a du candida sous la peau Avec le fluconazol qui n’est pas un antibiotique, la mycose vulvaire guérit en un mois Si aucune amélioration des fissures et autre , c’est que c’est une pathologie dermatologique pure Seul un dermatologue pourra vous aider , nous , gynécologues ne pouvons rien faire pour ces dystrophies vulvaires auto immunes Il faudra sûrement des pommades à la cortisone en alternance avec des piommades cicatrisantes mais votre dermato saura vous prescrire cela jeanne Continuez Elteans indispensable dans le lupus et veillez à avoir une alimentation antiinflammatoire C’est capital dans les maladies auto immunes de supprimer le sucre rapide sauf 1 fruit par jour de diminuer drastiquement les sucres lents de ne manger que des produits faits maison de faire des cures de légumes et autres anti oxydants de supprimer totalement le lait et les yaourts . La santé est aussi dans l’assiette . N’oubliez pas de faire des exercices de relaxation ( yoga, cohérence cardiaque, marche afghane, sport plaisir , médiation en pleine conscience ) afin d’apaiser les tensions corporelles car tout stress donne une poussée de lupus

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      1. Merci merci Miss frottis ! Oui, le Fluconazole c’est l’Orofluco, bien sûr ! J’en ai déjà eu pour deux mycoses car les ovules me brûlaient littéralement. Je comprends votre raisonnement, et je vous suis parfaitement. Oui, j’ai déjà eu de la crème à la cortisone en 2014.
        Un prélèvement ne peut donc pas mettre en évidence un Candida complètement ? Une mycose sous la peau ? Comment expliquer cela à mon gynécologue quand je la reverrai (car je compte la revoir avant la dermatologue) ? Ne peut-on faire un prélèvement sur la vulve pour voir s’il y a du candida ?
        Merci mille fois encore pour votre retour !

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      2. 1 oui un pv positif c’est OK mais négatif n’élimine pas un candida intra vulvaire
        2 la candidose chronique c’est connu jeanne
        3 il faut gratter la vulve et regarder au microscope : les dermatos le font pas les gynécos De plus vous avez pris des antibios, c’est pourvoyeur de candida Moi je traiterais vu les circonstances d’autant qu’orofluco ne fait aucun mal

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  22. Excusez-moi Miss Frottis, j’ai encore deux question à vous poser :
    1. Quand on est ménopausée, a-t-on encore des pertes blanches en cas de candidat ?
    2. En attendant le RV chez la gynécologue, quelle crème me conseillez-vous pour les fissures vulvaires ? Barriederm ne fait rien du tout, juste un émollient, c’est bien pour cela que j’ai un gros doute avec la question du problème dermatologique uniquement (cette crème me réussissait bien en cas de fissure purement dermatologique), j’ai pensé à Bepanthene ? Cicatridine ?
    Je suis désolée de tirer sur la corde des conseils, MissFrottis, mais j’ai passé un été difficile et j’aimerai enfin voir une lueur d’espoir.

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      1. Oui, Aquaphor je l’ai vu il y a 3 mois dans une parapharmacie. Je vais essayer, merci ! Pour les autres conseils, Miss Frottis, alimentaires notamment, je cuisine tout moi même depuis des années, (d’autant que je suis Freelance), par contre je prends des yahourts de chèvre, un par jour, et parfois du chocolat noir (une plaque par semaine, au plus !), ensuite, coté vestimentaire, j’ai toujours porté des sous vêtements en coton, et je ne porte plus depuis plus d’une dizaine d’années des pantalons un peu près du corps.
        Merci encore pour vos bons conseils. Je vais essayer de mettre en oeuvre tout ceci au mieux !

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      2. chocolat noir c’est super mais pas trop le yaourt de chêvre ( le lait c’est inflammatoire pour nos intestins sauf si on est descendant des Vikings ou des Tibétains) jeanne

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