Il n’y a pas encore de preuve : une vaste étude est en cours et n’est pas finie . Il SEMBLERAIT que les macroprogestatifs comme Luteran et Lutenyl puissent donner des méningiomes si prise sur une longue durée ( combien d’années ? on n’en sait rien) .
Que faire ?
Vous prenez Lutenyl au moins 20 jours par mois ( ou Luteran) , faites une IRM si vous êtes inquiète ou si vous avez des maux de tête.
Si pas de méningiome, vous pouvez continuer au moins 5 ans : c’est souvent suffisant pour ou décider de faire un bébé ou entrer en ménopause ou être en préménopause qui autorise souvent Cerazette qui n’est pas suspectée de quoi que ce soit à l’heure actuelle .
Vous pouvez aussi décider d’en finir avec les macroprogestatifs et
envisager la ligature si vous avez plus de 35 ans et aucun désir de bébé
envisager la prise de Cerazette ou ses génériques
envisager la prise de Surgestone dont on ne parle pas
envisager la prise de Colprone deux cp ( mais gros problème de ruptures de stock fréquentes )
envisager une autre pilule classique qui ne sera possible que si vous êtes en pleine santé et que vous ne fumez pas
envisager la pose d’un DIU cuivre ou hormonal ( Jaydess, Kyleena ou Mirena)
Si vous avez un méningiome, il disparaît à l’arrêt du macroprogestatif mais alors, la présence de ce méningiome vous interdira toute prise de pilule toute y compris Microval y compris le DIU hormonal. Vous ne pourrez utiliser que le DIU cuivre ou les préservatifs.
Si vous souhaitez commencer une macroprogestative , votre médecin doit vous informer du risque ( très léger ) de méningiome .
Cela fait 40 ans que l’on utilise les pilules macroprogestatives avec beaucoup de bonheur dans des situations comme
mastopathie fibrokystique
utérus myomateux
utérus fragile qui saigne à chaque rapport sexuel
adénomyose et endométriose
varices , risques thromboemboliques veineux et artériels des femmes fumeuses ou âgées de plus de 35/40 ans
femmes qui ne peuvent pas supporter d’avoir leurs règles
Toutes ces femmes devront remettre en question leur contraception ou accepter les risques Sinon il faudra accepter les inconvénients d’un moyen de contraception moins adapté à leurs problèmes spécifiques
Les femmes acnéiques migraineuses très soulagées par luteran devront ou accepter de continuer Luteran avec IRM de contrôle ou prendre cerazette et voir un dermatologue pour traiter l’acné en parallèle.
Les femmes porteuses d’un utérus fibromateux hémorragique devront ou accepter les risques ou passer par la chirurgie ou poser un Mirena ou tester Surgestone 0.500.
Les fumeuses devront se faire poser un DIU ou prendre Cerazette et tant pis pour les spottings.
Les femmes ayant très mal aux seins devront accepter les risques de Lutenyl ( en baissant la dose à 1/2 20 sur 28 c’est contraceptif) ou passer à cerazette plus progestogel.
CONCLUSION
Très mauvaise nouvelle pour les femmes : de plus en plus de pilules ne sont plus fabriquées ( Trinordiol, Adepal et tous ses génériques ) d’autres sont en rupture de stock ( Minidril , Ludeal ge) et maintenant affolement pour de possibles, je dis bien de possibles , méningiomes sous macroprogestatifs qui avaient comme avantage de ne donner aucun risque vasculaire ….alors que les pilules, même 2G, sont à risque vasculaire d’infarctus ou de phlébite ….et de donner une aménorrhée certaine et confortable .
Je pense , franchement , qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter et que l’on peut, sans urgence, revoir le problème de sa contraception avec votre gynécologue qui saura au mieux vous conseiller au vu de votre dossier , de vos antécédents et de vos attentes. Les neurochirurgiens que j’ai consultés ne sont pas inquiets du tout : tous disent que le risque de méningiome sous Luteran ou Lutenyl n’a rien à voir mais rien à voir avec celui sous Androcur : beaucoup moins de cas et évolution lente de ces tumeurs bénignes , cependant comme il y a un très léger risque, il est pertinent de faire le point sur votre hormonothérapie avec votre gynécologue pour savoir si elle est indispensable ou peut être changée pour une traitement qui vous inquiéterait moins ….mais il n’y a pas d’urgence !