Les mycoplasmes chez la femme sont rarement dangereux , les antibiotiques sont inutiles le plus souvent voire néfastes

Voici le consensus qui se dégage sur les mycoplasmes que l’on accuse , à tort , de tous les maux et qu’il ne faut pas traiter par les antibiotiques proposés par le laboratoire d’analyse

Les mycoplasmes en gynécologie ne sont pas des agents pathogènes à proprement parler, mais des opportunistes révélateurs d’autres pathogènes et d’un déséquilibre de la flore.

L’expérience clinique et la revue bibliographique montrent:

  • U.U (U.urealyticum) est retrouvé à > 10.5/ml chez la femme en période d’activité génitale associé à de la flore de Doderlein (flore type I = normale) et de la flore corényforme (flore de type II = normale en particulier en période periménopausique), sans aucun caractère de pathogénicité, et ne doit absolument pas faire l’objet de traitement antibiotique.
    Dans ce contexte; la plainte de brûlures des patientes est plutôt liée à l’acidité de la muqueuse provoquée par une flore lactique abondante et à une imprégnation oestrogénique importante.
    Le caractère pathogène d’ U.U est surtout le fait d’uréthrites masculines bien réelles cliniquement.

  • M.H (M.hominis) quand à lui est le plus souvent retrouvé >10.5/ml, associé à U.U>10.5/ml au cours des vaginoses bactériennes en particulier à Gardnerella vaginalis ou à flore anaérobie avec pH vaginal > 5. [Lire]
    Dans ce contexte, le caractère pathogène est lié à la vaginose et effectivement le traitement de la vaginose sera le Flagyl, qui en éliminant les anaérobies fera modifier le pH vaginal et disparaitre les mycoplasmes.
    Un traitement restaurateur de la flore de Doderlein et de l’environnement par Trophigyl ° peut avoir un effet salutaire et complémentaire. Il ne faut surtout pas donner de cyclines.

  • En matière de flore vaginale, il faut éviter le plus possible le traitement antibiotique réservé aux agents pathogènes et en particulier réserver la clarithromycine pour des infections graves car son usage en monothérapie favorise la sélection de mutants résistants fortement préjudiciable pour le traitement d’autres sphères (Respiratoire, H.pylori, Mycobactéries…)
    Les tétracyclines, antibiotiques à large spectre en traitement de 10 jours entraînent réellement des déséquilibre de flore de l’ensemble des muqueuses (y compris ORL et digestives).
    Si dans certains contextes particuliers un tel traitement peut avoir un bénéfice face à la plainte de la patiente, il ne doit pas avoir un caractère systématique mais exceptionnel.

  • La sérologie pour les mycoplasmes génitaux n’a aucun intérêt et ne doit pas être réalisée car elle est à ce jour non fiable et non reproductive. Le diagnostic se fait par recherche directe sur prélèvement cervicovaginal (col).
    Le résultat et l’interprétation des mycoplasmes ne doit pas être dissocié de l’ensemble du prélèvement cervico vaginal qui prend en compte: le pH, l’examen direct de la flore +++ essentiel, et la présence de mycoplasme, le contexte hormonal de la patient, son âge, les traitements antibiotiques antérieurs notamment pour des angines…

  1. Quand au problème au cours de la grossesse, il ne faut pas dissocier l’interprétation du résultat des mycoplasmes par rapport à celui des vaginoses; c’est l’ensemble qu’il faut apprécier…

Voici donc les dernières recommandations datant de mars 2016 du CDC

Gardnerella : un nouveau traitement préventif des rechutes vient de sortir , le Polybactum

gard

Dans la guerre que nous, les femmes, devons souvent mener contre le Gardnerella , les laboratoires Effik nous proposent des ovules anti récidive qui semblent prometteurs .

Je vous rappelle que ce microbe , qui n’est pas dangereux mais qui sent mauvais, c’est nous qui le fabriquons. Donc, quand on le tue par des antibiotiques …il repousse aussitôt dès que les conditions écologiques lui sont favorables : des rapports sexuels fréquents, des bains moussants, la prise d’antibiotiques contre l’acné ou les angines, le port de tampons ou de serviettes ou de protège-slips.

Notre bon bacille de Doderlein , qui assure l’acidité vaginale contraire à la propagation du Gradnerella , est très fragile.

Il a besoin d’hormones féminines locales pour survivre : à la ménopause , nous n’avons plus d’hormones féminines locales et le Gardnerella prend la place du Doderlein tout naturellement. Il suffit d’utiliser des ovules d’hormones féminines pour supprimer les conditions favorables de la multiplication du microbe malodorant : Colpotrophine ovules ou Trophigil suffisent à prévenir le Gardnerella. Je vous rappelle que les ovules de Colpotrophine sont autorisées chez les femmes ayant eu un cancer du sein et que Trophigil est autorisé chez celles qui ont fait une phlébite et qui en sont guéries.

Si vous mettez des ovules de Doderlein pur comme Gynophylus au fond de votre vagin, cela ne sert peu car le Doderlein ne survit que s’il peut se nourrir d’hormones féminines locales voilà pourquoi Trophigil qui contient et du Doderlein et de l’estriol est efficace en prévention du Gardnerella et  Gynophylus ou autres probiotiques vaginaux vendus sans ordonnance, beaucoup moins .

Trophigil est remboursé , délivré uniquement sur prescription médicale.

Il n’existe qu’un seul produit , vendu sans ordonnance , qui peut lutter contre la récidive de Gardnerella : le Geliofil . On en met par cure de six de façon mensuelle….et dès qu’on sent une mauvaise odeur.

Bien sûr , interdiction de se laver au savon ou au gel douche , seul Saforelle doit être utilisé.

Il faut se doucher intimement après chaque acte sexuel pour se débarrasser des secrétions masculines qui entravent l’acidité naturelle de notre vagin et font proliférer le Gardnerella.

Malgré toutes ces précautions, le Gardnerella peut remplacer le Doderlein et il faut se soigner.

On prend alors des antibiotiques sur une courte période , Flagyl ou Augmentin et ensuite c’est là que le nouveau produit Effik intervient : on place tous les deux jours un ovule de Polybactum ,non remboursé, en vente libre, au fond du vagin et ce pendant trois mois.

C’est un produit sans hormones, qui coule peu, utilisable pendant les rapports sexuels.

INFORMATION CAPITALE

CE PRODUIT EST UTILISABLE PENDANT LA GROSSESSE SANS ANTIBIOTHERAPIE PREALABLE

C’est fort intéressant quand on sait que le gardnerella n’est dangereux que pendant une grossesse

Il coûte très cher mais protéger bébé d’un accouchement prématuré par fissure des membranes , cela n’a pas de prix.

J’espère vraiment que cela va , enfin, réaliser un progrès notable dans la lutte contre cette infection ….que nous provoquons par nous même quand notre PH vaginal n’est plus assez acide.

polybac

L’ utérus fragile saigne souvent : que se passe -t-il ? que faire ?

De plus en plus de patientes jeunes se plaignent de saigner

en cours de plaquette

pendant les rapports sexuels

et ce malgré de multiples changements de marque de pilule.

Il faut bien sûr faire un diagnostic de ces métrorragies et éliminer

une grossesse cachée : faire BHCG dans le sang , la négativité du test est fiable : aucune grossesse intra ou extra utérine

une infection larvée : test urinaire à la recherche du chlamydiae car beaucoup de saignements sous pilule sont dus à des endométrites à chlamydiae qui sont indolores et ne font que saigner un peu

une endométriose : l’IRM la démasque ( mais pas toujours à son tout début )

Quand on a éliminé une intolérance à la pilule en changeant deux fois de marque, une grossesse cachée, une infection, une endométriose et que cela saigne toujours un peu , que faut -il évoquer comme diagnostic ? Celui de la fragilité utérine du muscle et des muqueuses internes, fragilité liée à l’exposition depuis sa plus tendre enfance, y compris in utero, aux polluants environnementaux.

Nous sommes , sans le savoir , gavés de molécules oestrogène like comme le bisphénol A des biberons et des canettes de soda, les pesticides qui se trouvent dans tous les fruits et légumes ( et les petits pots pour bébé) non bio, toutes les substances délétères dans l’eau du robinet dont les estrogènes des urines de femmes prenant la pilule …

Notre corps s’en ressent et notamment nos organes génitaux et surtout notre utérus . Tous ces estrogènes absorbés trop tôt abîment l’utérus et le fragilisent. Il saigne facilement, les règles des filles actuelles sont plus abondantes et douloureuses que celles de leurs mères , la pilule sera moins bien supportée avec de petits spottings et des saignements lors des rapports .

Que faire ?

QLAIRA

c’est la pilule cicatrisante à essayer en premier

J’ai eu des réussites remarquables …mais il faut être autorisée à prendre des estrogènes donc ce n’est pas une pilule pour les fumeuses de plus de 35 ans et celles qui ont des antécédents familiaux de phlébite.

LUTENYL

c’est une molécule remarquable qui supprime toute métrorragie spontanée et surtout provoquée par les rapports.

Encore faut il la supporter car elle donne de l’acné , une petite prise de poids ( ou une grosse chez les femmes prédisposées) ….quant à la libido , inutile d’en parler , elle peut rester intacte ou s’effondrer. Elle a l’avantage d’être utilisable chez les fumeuses ou les hypertendues ou les hypercholestérolémiques.

LA PATIENCE

C’est souvent la solution prise par mes patientes qui préfèrent garder la pilule qui leur va très bien par ailleurs : elles acceptent de saigner un peu , au milieu du cycle. C’est plus gênant pour celles qui ont des métrorragies provoquées : parfois des cures de cicatridine par six sont efficaces , parfois non et il faut se résoudre à passer à Lutenyl ( Qlaira est moins efficace sur ce problème spécifique de col fragile) .

LES DIU

Pourquoi pas ? à tester …mais pas sûr que le diu cuivre n’entraîne pas chez ces utérus fragiles, des règles douloureuses et abondantes , anémiantes et pénibles

Le Mirena est à tenter : sur les métrorragies de milieu de plaquette il peut faire mais sur les saignements lors des rapports, c’est moins sûr. Mais il a ses inconvénients : prise de poids , libido en berne , acné …

LES AUTRES MACROPROGESTATIFS : SURGESTONE LUTERAN

à tenter si Lutenyl ne va pas

Inutile de prescrire Cerazette, c’est bien trop léger comme progestatif pour être cicatrisant L’implant ? pas forcément le plus adapté comme produit car il donne souvent des règles incessantes.

Idem pour Jaydess, trop peu dosé pour faire office de produit cicatrisant.

CONCLUSION

L’utérus fragile doit être connu de tous et de toutes car c’est la cause principale des métrorragies inexpliquées par ailleurs . Quand on sait que cette pathologie existe, qu’elle n’est pas dangereuse, qu’elle ne donne aucune stérilité , on est moins angoissée et on peut réfléchir calmement à sa situation …et parfois , on laisse les choses en place parce que , saigner trois jours par mois en dehors de ses règles …ce n’est pas si grave puisque en échange, on a une contraception tout à fait supportée.

Bien sûr on peut aussi décider de rester nature , sans autre contraception que les moyens naturels et l’utérus se répare alors très vite. …mais il faut adhérer aux méthodes naturelles …et faire adhérer notre conjoint aussi !

La névralgie pudendale : qu’est ce que c’est et où trouver les praticiens pour vous guérir

tapez pudendalsite.com

Vous y trouverez la

CARTE DE FRANCE DES SPECIALISTES
DE LA NEVRALGIE PUDENDALE

Vous découvrirez quels sont les symptômes de la maladie

Le type de douleur qui prédomine dans cette affection est la sensation de brûlure. Elle est uni ou bilatérale et se manifeste principalement dans la zone rectale, périnéale, urétrale et/ou organes génitaux (clitoris, vagin, verge, testicule…), elle peut également lors de forte crise se propager en avant dans les cuisses. C’est véritablement une sensation de cuisson très puissante qui est décrite par les malades. D’autres symptômes sont également très présents comme la sensation de corps étranger au niveau du rectum (balle de tennis), des décharges électriques (coups d’aiguilles) de forte intensité*, des pincements très profonds dans le rectum ainsi que des torsions voir tiraillements dans toute la sphère périnéale. Les douleurs sont permanentes, quotidiennes et aggravées en position assise*. Elle démarre en général le matin dès les premiers actes de la vie quotidienne (prise du petit déjeuner), évoluant toute la journée par poussée pour atteindre des sommets en soirée. La douleur s’apaise en général en position debout ou allongé. Les douleurs sont souvent intolérables pouvant atteindre 10 sur l’échelle de EVA.

Voilà pour ce qui est de la forme « classique » mais comme nous vous le disions en introduction il n’est pas rare de constater la présence de problèmes associés survenant dés le début de l’affection voire après.

En tête de liste, les troubles urinaires et fécaux : Ils sont très fréquents et peuvent souvent aggraver les symptômes évoqués ci-dessus. Ils se traduisent par des brûlures à la miction, une augmentation de la fréquence urinaire ainsi que des troubles « sphinctériens » comme la dysurie (hésitation mictionnelle), difficulté à expulser les derniers jets d’urine et petite fuite post-mictionnelle. L’urgence urinaire est également présente alors que la vessie est quasiment vide. Des douleurs liées à la défécation se produisent et s’accompagnent de diarrhées ou/et de constipations. Les sensations habituelles de gêne dans le rectum n’arrangent pas les choses et conduisent le malade à multiplier ses passages à la selle, provoquant donc l’aggravation des symptômes initiaux. Ces anomalies entraînent des troubles intestinaux importants occasionnant des douleurs dans le bas ventre et qualifiés par le milieu médical de véritable syndrome du colon irritable.
Des troubles sexuels sont aussi très souvent observés et peuvent revêtir différentes formes. Pour les hommes, l’éjaculation est source de douleur et d’aggravation. Les érections sont moins fermes voire absentes. Le contrôle de l’éjaculation est difficile et l’expulsion du sperme se fait mal. Pour les femmes les problèmes sont du même ordre. Douleurs durant les rapports, absence de plaisir, clitoris et vulve hypersensibles, gène à la pénétration…
En clair, la libido est très affectée par tous ces symptômes et il n’est pas rare que les malades abandonnent leur sexualité (source de douleur).

Vous découvrirez quels peuvent être les traitements dont

MEDICAMENTS

INFILTRATIONS

CHIRURGIE

MEDECINES ALTERNATIVES

Parmi les plus connues, citons :
L’acupuncture : cette médecine est tout particulièrement intéressante pour lutter contre le syndrome pyramidal (douleur fessière profonde) ainsi que sur le stress généré par cette maladie chronique.
L’ostéopathie* de mobilisation (méthode viscérale et craniène) : traitement de choix et probablement le plus efficace. Elle lèvera toutes les contractures musculaires et les blocages dorsaux provoqués par cette maladie.
La kinésithérapie : elle visera aussi à détendre le malade par différentes techniques (ultrasons, électro-stimulation, massage…).
L’homéopathie : elle est très intéressante pour lutter contre les effets secondaires liés au médicament classique (anti-comitiaux, anti-épileptique…)
La phytothérapie : ces traitements sont sans effet secondaire et peuvent être utilisés pour aider le malade à faire face psychologiquement à la maladie.

Bonne lecture !

Comment en finir avec un SPM

Je vous le dis tout net , c’est quasiment mission impossible…..sauf patienter jusqu’à la ménopause qui supprime définitivement cette pathologie toujours bénigne mais bien invalidante.

Je vais essayer de vous donner des pistes de soins avec leurs avantages et leurs inconvénients respectifs.

PRENDRE UNE PILULE PUISSANTE

Il faut choisir une molécule qui assomme les ovaires , les empêche de travailler même un petit peu, aussi faut -il prendre cette molécule vingt quatre jours sur vingt huit , voire en non stop afin que les ovaires ne se réveillent pas.

LUTENYL est la thérapeutique de choix mais on peut tester LUTERAN ou SURGESTONE.

Les douleurs des seins, les ballonnements, la rétention d’eau prémenstruelle, l’irritabilité prémenstruelles disparaissent.

Certes les symptômes majeurs sont effacés dès le premier mois mais, car il y a un mais , d’autres inconvénients vont prendre le devant de la scène.

Perte de libido : c’est quasi certain….surtout que les femmes souffrant de SPM ont une libido intacte, voire au top !

Prise de poids : c’est bien probable. On échange de la rétention d’eau pour de la cellulite liée au fait que l’on supprime les règles et d’une et que l’on prend une molécule qui peut ouvrir l’appétit et de l’autre.

Acné : c’est possible sur des peaux délicates.

Chute de cheveux, peau grasse : effet secondaire toujours possible.

Insomnie : une des causes majeures de l’abandon de Lutenyl par les femmes ayant un SPM.

Etat dépressif : fort possible avec des molécules qui suppriment tout apport d’estrogènes au cerveau. Sans rien , on est mal car inondée d’estrogènes , sans estrogènes du tout , on est mal aussi. Bref , il faut faire le choix entre l’irritabilité qui donne envie de crier sur son partenaire et l’absence totale de libido qui donne envie de le repousser : pas très glamour tout ça !

Bien sûr , on peut rajouter une petite touche d’estrogène par voie transcutanée comme estreva une dose ou oestrogel une pression pour tempérer la sécheresse de tous les organes induites par la macroprogestative.

Heureusement, toutes mes patientes atteintes de SPM qui prennent Lutenyl ne ressentent pas tous les effets néfastes du produit mais elles sont très nombreuses à s’en plaindre, bien plus nombreuses que celles à qui je prescris cette molécule pour soigner une mastose ou des microkystes aux ovaires, ces patientes là sont beaucoup plus réceptives aux bons côtés de Lutenyl et ressentent très peu les effets indésirables du produit. C’est comme si les femmes SPM étaient bien plus fragiles que les autres : un peu plus d’estrogènes et cela les déséquilibre, un peu moins et cela les déséquilibre aussi ! Il est très difficile de trouver le juste milieu : parfois on le trouve un mois ou deux et vlan, au troisième mois du même traitement , cela ne va plus du tout et quand cela ne va plus du tout chez une femme SPM , c’est d’emblée plus du tout avec un maximum d’intensité des effets secondaires .

JASMINELLE

C’est une pilule qui a comme avantage d’avoir un progestatif qui donne le moral, efface acné et cheveux gras, empêche la prise de poids tous en supprimant le SPM quand elle est prescrite 24 jours sur 28.

Hélas, c’est une 3G donc à exclure chez les hypertendues, diabétiques, obèses et toutes les femmes à risque de faire une phlébite ou une embolie pulmonaire.

Quand on ne peut prescrire une telle pilule et que une pilule macroprogestative ne convient pas , que faire ?

UTROGESTAN

C’est une progestérone naturelle qui a très très peu d’effets secondaires indésirables. Elle se prescrit à 200 mg de la fin des règles aux règles suivantes. Elle est moins efficace sur le SPM que le Lutenyl mais , au moins, elle est tolérée !

Elle se prescrit à toutes les patientes , le soir au coucher car sinon, elle peut provoquer des nausées et des vertiges . Elle peut se mettre en ovules pour celles qui n’avalent pas les comprimés. Il existe des génériques qui sont tous bons.

Elle ne donne ni insomnie, ni acné, ni prise de poids, ni dépression : c’est la seule hormone allopathique à peu près tolérée mais son efficacité est faible ….et les patientes SPM sont très exigeantes et acceptent difficilement le verre à moitié plein ce qui rend le médecin bien impuissant et lui demande beaucoup de patience et de persévérance dans les soins.

L HUILE D ONAGRE

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C’est vraiment un traitement magique pour diminuer, sans le supprimer, hélas, le SPM dans sa composante mastose, rétention d’eau , ballonnements mais il joue peu sur le mauvais caractère

Pour traiter l’irritabilité , on associe le MILLEPERTUIS , toujours à prendre de la fin des règles aux règles suivantes mais à l’unique condition de ne pas avoir besoin d’une contraception hormonale car le millepertuis diminue l’effet contraceptif d’une pilule.

LE GATTILIER

Doctissimo en parle très bien : c’est une plante connue depuis l’Antiquité et qui est très efficace sur les mastoses et le SPM , c’est une phytothérapie « progestérone like  » et vous savez que , dans le SPM, il y a un déséquilibre hormonal avec trop d’estrogènes et pas assez de progestérone. Le traitement n’est efficace qu’au bout de trois à six mois, il faut donc être patiente et , hélas, les femmes souffrant de SPM sont souvent très impatientes et ne donnent pas toujours du temps au temps.

MEDECINES A EVITER  DANS LE SPM

Le DIU cuivre : il aggrave tous les symptômes invalidants.

le DIU hormonal Jaydess ou Mirena peut être tenté : j’ai eu quelques réussites à condition de savoir que la progestérone du diu est vite consommée et qu’il faut changer un Mirena tous les trois ans et pas tous les cinq ans car l’effet hormonal se dissipe avant que ne se dissipe l’effet contraceptif.

LES PILULES CLASSIQUES TRIPHASIQUES OU BIPHASIQUES

Elles correspondent mal , car elles ont des variations hormonales qui sont préjudiciables au SPM

LES PILULES FAIBLEMENT DOSEES

comme Qlaira, Leeloo, Microval, Cerazette ne sont pas vraiment adaptées : elles ne coincent pas assez les ovaires.

CONCLUSION

Le SPM est une affection invalidante bien que bénigne qui s’aggrave avec la quarantaine et qui est à son apogée à la pré ménopause.

C’est une affection qui se soigne bien mieux par les plantes, le yoga, la sophrologie que par la médecine allopathique.

Heureusement, elle disparaît à la ménopause , période où les patientes SPM revivent enfin. La ménopause est une délivrance pour ces patientes qui ont très peu de symptômes post ménopausiques invalidants ….et si il y a des symptômes, les THM sont tolérés et ne redéclenchent le SPM .

Colprone : un progestatif totalement méconnu

colprone

Colprone est de la médrogestone, à savoir un progestatif de synthèse qui se rapproche de la progestérone ….mais ce n’est pas de la progestérone naturelle !

C’est pourquoi il peut être utilisé en contraception de la préménopause tandis que la progestérone naturelle n’est pas contraceptive

C’est aussi pourquoi, il peut
faire grossir ( un tout petit peu)
donner des insomnies ( un tout petit peu)
donner un K du sein si on le prend plusieurs années après sa ménopause

ce produit donne peu d’acné, peu de baisse de moral, peu de sécheresse vaginale et quant à la libido, chaque femme étant différente , on ne peut pas savoir, à l’avance, ce que ce produit va donner mais si vous êtes fragile de ce côté là, aucune pilule ne vous ira, à part microval qui ne bloque pas les ovaires mais qui a d’autres inconvénients dont la prise à heure fixe et les cycles très , très , irréguliers

Il est efficace

dans l’endométriose à la dose de trois cp par jour en continu

dans les hémorragies préménopausiques : dix à quinze jours par mois , à tester à raison de 2 cp par jour

comme contraceptif , en commençant le premier jour des règles, deux cp de colprone 5 pendant 20 jours sur 28 ( ou 21 sur 28, c’est pareil). On n’a pas ses règles pendant la pause ou très rarement. On a douze heures de délai de prise.  Attention !  L’effet contraceptif n’a jamais été validé par des études scientifiques …..mais c’est pareil pour Androcur ….

Ce n’est pas un progestatif autorisé dans les antécédents récents de phlébite : je rappelle que seul luteran était autorisé en cours de phlébite.

On conseille de ne pas utiliser ce progestatif chez les diabétiques et les hypertendues

Moi, personnellement , je ne l’utilise que dans le THM de la femme récemment ménopausée ou préménopausée , en association avec estreva gel. Il permet de

laisser une contraception ( on ne sait jamais)

d’éviter les règles intempestives que l’on a lorsque l’on utilise utrogestan comme progestérone à cette époque de la vie

Sinon, Colprone 2 fois 5 ( prendre les deux cp en même temps ) peut remplacer un progestatif mal toléré comme lutenyl, surgestone ou luteran mais , dans ma patientèle, je n’en éprouve pas le besoin car mes patientes tolèrent bien les progestatifs que je leur propose en fonction de leur profil . Elles se plaignent peu d’effets secondaires. ..et acceptent volontiers un geste chirurgical quand le fibrome saigne trop ou que l’endométriose récidive.

CONCLUSION

Colprone n’est pas la panacée, c’est un médicament de plus dans notre panoplie de progestatifs mais il faut connaître cette molécule car elle a ses indications pour toutes les intolérantes aux progestatifs classiquement prescrits.

Pour l’effet contraceptif, il n’est fiable que sur les femmes en préménopause. Ce n’est pas une macroprogestive pour les jeunes de 18 ans comme peuvent être surgestone,  lutenyl ou luteran.

Pour le moment, Colprone n’a pas été accusée de donner des méningiomes …..mais hélas , il est sur la sellette . Il se peut qu’il soit interdit d’utilisation sur du long terme comme le fut Luteran, auquel cas, le laboratoire que le commercialise, cessera de le proposer à la vente.

Si on a besoin d’une pilule progestative pure douce chez une jeune femme , on préfère prescrire cerazette qui fait aussi peu grossir que colprone mais cerazette , si elle est contraceptive, n’est parfois pas assez puissante pour soigner une endométriose par exemple et donner une aménorrhée complète

Le Gardnerella : comment s’en débarrasser ?

Le Gardnerella est un petit microbe , découvert par Monsieur Gardner, qui lui a donné son nom.

C’est un hôte de notre vagin lorsque son PH n’est pas assez acide.

Le gardnerella n’est pas une IST : des petites filles vierges et des femmes ménopausées sans activité sexuelle en développent souvent. .

C’est donc un microbe que nous , les femmes , fabriquons.  On peut le donner à notre partenaire ….mais lui ne ressentira rien de ce portage.

Ce microbe est fort désagréable car

il sent mauvais spontanément et encore plus mauvais quand on a un rapport . On dirait qu’on sent le poisson pourri.

parfois, il démange et on croit, à tort, que l’on a une mycose. On court chercher un ovule antifungique à la pharmacie ….et l’automédication échoue car les ovules anti mycosiques ne détruisent pas le gardnerella.

Le traitement du gardnerella est fort simple ….au début !

Il suffit de prendre du flagyl

ou per os : un sachet de Secnol ou deux cp de Flagyl

ou par voie vaginale : un ovule de Flagyl trois soirs de suite

Si vous êtes intolérante au Metronidazol des produits cités, il faut prendre Augmentin 1 gr trois jours .

Attention à bien prendre de l’ultralevure six gélules par jour car Flagyl et Augmentin donnent du candida !

Ces antibiotiques ne sont délivrés que sur prescription médicale.

Si vous souhaitez vous automédiquer parce que vous êtes en vacances ou en WE , achetez en pharmacie du Geliofil et mettez- en six d’affilé : il va vous soulager très vite en supprimant les mauvaises odeurs et, parfois, ce seul traitement écologique suffit.

Hélas, le Gardnerella a tendance à revenir ce qui est normal puisque la vaginose ( infection vaginale à Gardnerella) est due à une rupture de votre équilibre écologique. Si vous manquez de Doderlein , notre bon bacille protecteur, votre vagin ne sera pas assez acide car c’est le Doderlein qui donne le PH acide à notre vagin et dès que l’acidité vaginale disparaît le Gardnerella en profite pour pousser.

Par ailleurs , dès que l’on perd notre acidité vaginale, le Doderlein ne peut pas survivre . C’est donc un vrai cercle vicieux : l’acidité vaginale permet la présence du Doderlein qui rend le vagin acide …ce qui lui permet de survivre et ainsi de suite .

Causes de la perte du Doderlein :

les cures antibiotiques

les ovules antifungiques qui sont aussi des ovules antibiotiques , hélas. Seule la fungizone en pipette est un antifungique pur . Les ovules Monazol, Econazol , Lomexin sont mixtes , antifungiques et antibiotiques , donc ils tuent le Doderlein

la nourriture non bio qui contient d’infimes traces d’antibiotiques que l’on a donnés aux élevages et qu’on va retrouver dans le lait, les yaourts, les œufs, la viande

l’absence d’hormones féminines dans le vagin : prépuberté, post ménopause . Le Doderlein a besoin d’estrogènes pour se nourrir et prospérer.

Causes de la perte d’acidité vaginale :

les rapports sexuels : les hommes ont des secrétions basiques tandis que nous sommes acides . C’est parfait pour la fécondation : le PH basique permet la survie des spermatozoïdes en milieu hostile car acide. Mais en dehors de la procréation, ce PH est un inconvénient pour nous, d’où l’importance de bien se laver à la douchette après les rapports .

l’utilisation de savons et de bains moussants : les savons ont un PH basique comme le sperme. Plus on se lave au savon et plus on sentira mauvais. Il faut donc utiliser des bases lavantes qui respectent notre acidité vaginale comme Myleuca ou Jailys .

le port des tampons : en effet tous les tampons sont faits avec du coton OGM traité avec des pesticides . Quand on met un tampon, on se met un chouïa de Round Up au fond du vagin : pas sûr que ce soit très favorable à l’équilibre écologique de ce dernier d’où l’essor des coupes menstruelles qui permettent à beaucoup de femmes d’en finir avec leurs irritations permanentes.

Donc, si on ne traite pas notre écologie vaginale par un renforcement

de la présence du Doderlein

de l’acidité vaginale

le traitement antibiotique du Gardnerella aura un effet de très courte durée : le microbe repoussera trois semaines après la fin des antibiotiques .

Il faut donc prévoir, en plus du traitement antibiotique, un traitement de fond avec

Trophigil qui associe Doderlein et Estriol ( l’hormone féminine qui donne à manger au Doderlein) : un jour sur deux au moins un mois puis

Geliofil : une cure de six tous les mois après les règles ou Prevegyne une cure de six tous les mois après les règles et ce pendant six mois

le tout accompagné de probiotiques per os

Bion 3 un par jour six mois

ou Femibion : deux par jour six mois

Bien sûr : interdiction de tout bain moussant, de tout port de tampons et obligation d’une toilette intime avec une base lavante.

Les femmes ménopausées prendront avec succès des ovules hormonaux locaux comme Colpotrophine, Trophigil si elles ne sont pas sous THM.

CONCLUSION

Le Gardnerella rechute souvent car il n’est pas traité à fond : on oublie trop souvent de prescrire le traitement réparateur de l’acidité vaginale . Par ailleurs, les médecins ne font pas toujours le diagnostic , confondant candida et gardnerella : pourtant un signe ne trompe pas : le candida ne sent jamais mauvais.

Le Gardnerella est gênant mais non dangereux sauf chez la femme enceinte où il peut favoriser une rupture des membranes et un accouchement prématuré . Ce microbe doit être soigné per os chez la patiente enceinte et on doit lui recommander des cures de Geliofil tous les mois pour empêcher la repousse.

Voici une recette d’une internaute qui s’est débarrassée de son gardnerella sans prendre un seul produit antibiotique

Bonjour, je reviens vous donner des nouvelles si cela peut aider, gardnerella récidivant, parfois mycoses. Ce qui a l’air de fonctionner pour moi: Arrêter les antibios, arrêter la pilule, lavage saforelle, et surtout: cure d’Argent Colloidale 15 ou 20ppm, 3 càs/j (remède ANCESTRAL qui aujourd’hui a été «  »interdit » » en voie interne, je vous laisse vous renseigner par vous même en faisant recherches..) + lactibianne référence tous les soirs au coucher + cure de zinc + vit C. L’idée est de traiter le terrain et de refaire mes défenses immunitaires, retrouver un équilibre interne.

Un autre témoignage

Une expérience personnelle qui peut être pourra servir :
Ne me sentant pas bien, je pensais avoir de nouveau Gardnerella. Finalement c’est une mycose.
La nouvelle positive est qu’après plusieurs mois de prise régulière de probiotiques (Lactibiane) par voie orale et surtout – je pense – de Medigyne (probiotiques vaginaux) systématiquement apres les règles (sur les conseils de Miss Frottis), la flore de Doderlein est redevenue normale, donc pas de Gardnerella !
Espérons que cela dure …
Merci Miss Frottis
Julie

La ménopause : sécheresse de la peau et des muqueuses

La sécheresse de la peau et des muqueuses est une conséquence quasi constante de la disparition des hormones féminines.

L’avantage de cet état de fait, c’est que l’acné tend à disparaître, les cheveux sont moins gras mais ce sont là les deux seuls avantages.

Les inconvénients de la carence en hormones féminines sont nombreux.

La peau tire, devient plus flasque, les yeux piquent, le vagin brûle mais pas seulement le vagin, la vulve aussi et surtout la muqueuse vésicale s’enflamment.

Parfois, des microbes s’accrochent aux parois et ce sont les cystites à répétition mais même s’il n’y a pas d’infection, la vessie brûle ce qui fait croire à tort à une cystite alors que l’ECBU revient stérile : c’est la fameuse cystalgie à urines claires des femmes ménopausées qui se traite fort bien par un traitement hormonal vaginal prolongé.

Les rides se voient plus et d’autant plus que la femme est fumeuse et/ ou a épuisé son capital solaire.

Peut -on remédier à tous ces désagréments ?

Oui, sans aucun problème

LA PHYTOTHERAPIE

Des capsules riches en omega 3 améliorent la tenue de la peau et sa souplesse.

Elteans 2 à 4 cp par jour ( 4 cp quand la peau est si sèche qu’elle démange) ou Preservision 3  2 cp par jour sont d’excellents produits chers et pas remboursés (hélas) qui contribuent à avoir une peau de pêche et pas une peau de serpent . En appliquant, en plus,  la crème Dexeryl tous les jours, les résultats sont spectaculaires : la peau est douce au toucher et toute lisse.

Deux gélules d’huile d’onagre et de bourrache donnent aussi de bons résultats mais pas aussi spectaculaires qu’avec le cocktail d’omega 3 que je vous ai suggéré.

Localement, on peut se servir d’huile de coco, achetée au magasin bio. En application quotidienne , elle est très performante et remplace avantageusement le gel lubrifiant pour le rapport sexuel.

LES HORMONES FEMININES

Bien sûr, elles améliorent la souplesse de la peau et arrêtent le desséchement des muqueuses.

Les hormones sont bien meilleures pour la peau quand elles sont délivrées par voie transdermique (gel ou timbre) que per os. La meilleure des progestérone est la naturelle.

Les hormones féminines locales (Trophigil, Colpotrophine, Gydrelle) améliorent considérablement le confort vaginal bien mieux que des produits vaginaux non hormonaux comme Replens ou Mucogyne ou Monasens. Je rappelle que les cancérologues autorisent l’utilisation de Colpotrophine et uniquement cette molécule pour traiter la sécheresse vaginale et vésicale des femmes ayant eu un cancer du sein.

Pour celles qui préfèrent les crèmes aux ovules, sachez que on peut couper le bout de l’ovule Colpotrophine pour en sortir la crème que l’on appliquera tous les jours sur la vulve….Voilà un bon moyen de retrouver la crème Colpotrophine, tant utile, qui a disparu des pharmacies.

LA DHEA

Ce produit a une belle action sur la peau, la rendant plus souple parce que plus grasse. Elle efface les tâches de vieillesse sur les mains. Elle donne, un peu, de lubrification vaginale.

LE LIVIAL

C’est une molécule qui a une action rapide sur la sécheresse vaginale et vulvaire. J’ai sauvé bien des femmes âgées du désespoir en leur préconisant 1 cp de Livial un mois en cas de brûlures rebelles vulvaires : les symptômes ont disparu en quinze jours. L’origine du mal était bien donc la sécheresse et pas une tumeur ou une infection. On peut alors prendre le relais de Livial par des ovules hormonaux et de la crème pour la vulve.

Conclusion

La sécheresse post ménopausique est plus ou moins marquée selon les femmes. Elle peut donner les troubles classiques (brûlures lors des rapports sexuels, peau qui tire, yeux qui piquent) mais aussi des symptômes qui orientent vers d’autres étiologies : brûlures vésicales faisant penser à tort à une cystite, brûlures vulvaires évoquant à tort une mycose. Ne jamais oublier qu’il existe aussi une sécheresse tissulaire profonde qui déclenche la fameuse névralgie pudendale de la femme âgée.

Il ne faut jamais négliger les premiers symptômes de sécheresse car, mal soignée, la sécheresse des tissus et des muqueuses peut aboutir à des effets alarmants comme des saignements vaginaux, ou des écoulements vaginaux importants ou des cystites à urines claires bien handicapantes.

Les traitements sont faciles à prescrire et il en existera toujours un qui vous conviendra.

Endométriose : espoirs thérapeutiques

ENDOMETRIOSE 1

C’est un espoir pour 10 % à 15 % des femmes en âge de procréer qui souffrent d’endométriose. Pour lutter contre cette maladie gynécologique, des chercheurs de l’université de l’Illinois (Etats-Unis) ont développé deux molécules prometteuses chez la souris, selon une étude publiée le 21 janvier dans Science Translational Medicine. Elles bloquent l’inflammation des tissus qui se forment de façon anarchique dans et autour de l’utérus, sans mettre en péril la fertilité des rongeurs. Il faudra cependant encore plusieurs années d’essais cliniques pour savoir si ces résultats peuvent être transposés aux femmes.

L’endométriose, décrite pour la première fois en 1860 par le médecin Karel Rokitansky (1804-1878), reste mal connue, mal diagnostiquée, et difficilement traitable.

endometriose

C’est une maladie caractérisée par la présence de tissu utérin (ou tissu endométrial) en dehors de la cavité utérine. Lors des règles, des cellules de l’endomètre (la muqueuse qui tapisse l’utérus), au lieu d’être évacuées vers le bas, refluent vers le haut par les trompes, de façon anormale, sans que l’on connaisse exactement les raisons. Ces cellules prolifèrent et peuvent pénétrer dans les tissus et les organes (ovaires, intestins, vessie et plus rarement les poumons), et provoquer des lésions, nodules et kystes.

Le mode de propagation de l’endométriose est similaire à celui du cancer, sauf que ces cellules ne sont pas malignes. Si elle peut être asymptomatique, elle provoque dans la plupart des cas de fortes douleurs, le plus souvent au moment des règles ou des rapports sexuels (douleurs ressenties aussi parfois au niveau du dos ou des poumons), et une infertilité. « Il n’y a pas une, mais des endométrioses, c’est une maladie complexe », explique le docteur Erick Petit, radiologue en libéral au groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph (GHPSJ), où il a fondé un centre sur l’endométriose.

L’étude américaine s’est attaquée à l’un des mécanismes entretenant la maladie. Elle montre que deux composés, l’OHBS (oxabicycloheptene sulfonate) et le CLI (chloroindazole), sont capables de « bloquer les effets inflammatoires des œstrogènes ». « Ces molécules se lient aux deux récepteurs cellulaires de ces hormones féminines, mais sans avoir d’impact sur les cycles menstruels, ce qui permet de préserver la fertilité des souris », explique John Katzenellenbogen (université de l’Illinois, Etats-Unis). Or, les traitements actuels, qui visent à soulager les douleurs, bloquent l’ovulation.

Autre piste, le stress oxydatif, plus important chez les personnes touchées au niveau du péritoine, apparaît comme une nouvelle cible thérapeutique, comme vient de le montrer une étude réalisée à l’hôpital Cochin par le professeur Frédéric Batteux, avec Charles Chapron, publiée le 5 novembre dans Human Reproduction. Tout l’enjeu de ces nouvelles approches thérapeutiques est, là encore, de bloquer les récepteurs hormonaux sans bloquer la reproduction. « On travaille aussi sur de nouvelles molécules, des inhibiteurs de MAP-kinases, également utilisés dans le cas de thérapies ciblées contre le cancer, qui bloquent l’inflammation mais qui ne stoppent pas la fonction reproductive. En revanche, elles ont encore beaucoup d’effets secondaires », explique le docteur Pietro Santulli, gynécologue à l’hôpital Cochin et chercheur à l’Inserm.

L’endométriose affecte 1,5 à 2,5 millions de femmes en France, l’âge moyen étant de 30 ans au moment du diagnostic. En Europe, elle touche 14 millions de femmes et 180 millions dans le monde. Le nombre de cas augmente. 35 % à 50 % des femmes ayant des douleurs pelviennes et au moins 50 % des femmes touchées par l’infertilité souffrent d’endométriose. 

« Parler de la douleur pendant les règles reste un tabou, indique le docteur Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue à l’hôpital Tenon. Souvent, les femmes souffrent en silence, pensant que c’est normal, et ne consultent pas. » « Les médecins sous-estiment aussi parfois les plaintes de ces femmes », poursuit-elle. Certains vont même jusqu’à dire : « C’est dans la tête. » En conséquence, le délai entre les premiers symptômes et le diagnostic est en moyenne de cinq à dix ans. « Or, plus on diagnostique tôt, plus on peut mettre la jeune fille en aménorrhée [interruption du cycle menstruel] à titre thérapeutique, afin d’atténuer les douleurs dans un premier temps », souligne le docteur Petit. Cela augmenterait leurs chances de procréer. A condition de ne pas les perdre de vue, avertit le docteur Santulli, car la maladie peut continuer d’évoluer de façon silencieuse.

Le premier interrogatoire est fondamental, sur l’histoire de la douleur, son intensité, quand elle survient, etc. De même que l’examen clinique. Puis la patiente doit être orientée pour une échographie endovaginale. Mais rares sont les spécialistes capables de faire le bon diagnostic. Un point crucial concerne la prise en charge des adolescentes. Des règles abondantes et douloureuses doivent alerter, mais une échographie endovaginale ne peut être envisagée en cas de virginité : l’IRM peut alors être utilisée. Mais , là aussi, tous les radiologues n’ont pas l’œil exercé à dépister l’endométriose sur l’IRM . Alors quand on soupçonne une endométriose mais que les résultats des examens complémentaires sont pauvres, il ne faut pas hésiter à confier la patiente à un spécialiste de cette maladie qui reprendra la lecture des examens déjà effectués ….et fera le bon diagnostic en ayant de bons yeux. L’interrogatoire et l’examen clinique sont souvent plus performants que l’IRM. La coelioscopie est un examen très performant pour établir un diagnostic de certitude mais comme toute intervention chirurgicale , elle n’est pas sans complication. Aussi ne la propose -t-on pas systématiquement mais après avoir pesé toutes les indications.

En fonction des symptômes, des douleurs, de l’histoire de chaque femme, de son désir ou non de grossesse, elle peut être orientée vers un centre de procréation médicalement assistée. « La chirurgie doit être envisagée en fonction des risques (fistule, atteinte urinaire…), qui ne sont pas négligeables, ce doit être une chirurgie de précision », note le professeur Hervé Fernandez, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU Bicêtre. D’où la nécessité d’une prise en charge dans des centres spécialisés, avec une approche multidisciplinaire – y compris psychologique, fortement recommandée. Les médecines complémentaires comme l’acupuncture, la sophrologie, la mésothérapie peuvent aussi être utiles.

Quant aux causes de l’endométriose, elles sont encore largement inconnues. « Des études récentes suggèrent un rôle de certaines substances environnementales toxiques, telles que les phtalates, le bisphénol A ou les polluants organochlorés », explique l’épidémiologiste Marina Kvaskoff (Inserm). Des facteurs génétiques entrent également en ligne de compte. Elle ajoute : « Des recherches sont également en cours sur les relations entre l’endométriose et le risque de maladies chroniques, mais aussi sur le lien avec le cancer de la peau. »

CONCLUSION

L’endométriose est de cause inconnue .

On sait qu’il existe un facteur génétique car une mère ayant de l’endométriose a de fortes chances de voir sa fille atteinte de la même pathologie.

On sait aussi que tous les polluants atmosphériques aggravent la pathologie.

On sait aussi que cette maladie , handicapante, mais toujours bénigne , commence dès la puberté mais qu’elle n’est pas diagnostiquée à son tout début tant les examens complémentaires sont trompeurs, faussement rassurants.

On sait aussi que toute douleur, avant les règles ou pendant les règles, qui file vers l’anus est spécifique de la maladie, que toute crise douloureuse entre les règles qui conduit aux urgences est typique de la maladie , que toute douleur de règles qui persiste sous pilule bien dosée doit évoquer cette pathologie.

Pour le moment , on ne sait que prescrire la pilule pour tenter d’enrayer la progression de l’endométriose ce qui est fort gênant quand vient l’heure du projet bébé.

Cependant toutes les endométrioses ne rendent pas stérile , loin de là et il existe des endométrioses sévères à fertilité conservée et de légères endométrioses qui doivent être opérées pour que la fécondité reparte.

Chaque grossesse met en sourdine la maladie mais chaque accouchement la réveille.

Attention toute fausse couche naturelle ou voulue , tout curetage, toute biopsie de col, toute pose de DIU peut faire flamber l’endométriose…….d’où la perplexité qui gagne nombre de gynécologues qui voient affluer les demandes de pose de DIU chez des nullipares . Non seulement, cette contraception peut déclencher une salpingite dans les mois qui suivent la pose mais aussi faire flamber une endométriose pas diagnostiquée, car mise en sourdine sous pilule.

A la ménopause , l’endométriose s’éteint d’elle même, à l’unique condition de ne pas prendre de THM.

Des molécules nouvelles donnent de l’espoir à des millions de femmes qui ne seront plus obligées de souffrir pendant toute les périodes de projet bébé dans lesquelles les soins de la maladie par blocage des règles doivent s’interrompre.

Le laboratoire Bayer ( celui de Mirena et de Qlaira) affirme qu’il possède une molécule non hormonale pour contrer l’endométriose qui paraît très prometteuse et sera commercialisée en 2018. Ce serait  une grande avancée médicale pour de nombreuses femmes.