La ménopause : sécheresse de la peau et des muqueuses

La sécheresse de la peau et des muqueuses est une conséquence quasi constante de la disparition des hormones féminines.

L’avantage de cet état de fait, c’est que l’acné tend à disparaître, les cheveux sont moins gras mais ce sont là les deux seuls avantages.

Les inconvénients de la carence en hormones féminines sont nombreux.

La peau tire, devient plus flasque, les yeux piquent, le vagin brûle mais pas seulement le vagin, la vulve aussi et surtout la muqueuse vésicale s’enflamment.

Parfois, des microbes s’accrochent aux parois et ce sont les cystites à répétition mais même s’il n’y a pas d’infection, la vessie brûle ce qui fait croire à tort à une cystite alors que l’ECBU revient stérile : c’est la fameuse cystalgie à urines claires des femmes ménopausées qui se traite fort bien par un traitement hormonal vaginal prolongé.

Les rides se voient plus et d’autant plus que la femme est fumeuse et/ ou a épuisé son capital solaire.

Peut -on remédier à tous ces désagréments ?

Oui, sans aucun problème

LA PHYTOTHERAPIE

Des capsules riches en omega 3 améliorent la tenue de la peau et sa souplesse.

Elteans 2 à 4 cp par jour ( 4 cp quand la peau est si sèche qu’elle démange) ou Preservision 3  2 cp par jour sont d’excellents produits chers et pas remboursés (hélas) qui contribuent à avoir une peau de pêche et pas une peau de serpent . En appliquant, en plus,  la crème Dexeryl tous les jours, les résultats sont spectaculaires : la peau est douce au toucher et toute lisse.

Deux gélules d’huile d’onagre et de bourrache donnent aussi de bons résultats mais pas aussi spectaculaires qu’avec le cocktail d’omega 3 que je vous ai suggéré.

Localement, on peut se servir d’huile de coco, achetée au magasin bio. En application quotidienne , elle est très performante et remplace avantageusement le gel lubrifiant pour le rapport sexuel.

LES HORMONES FEMININES

Bien sûr, elles améliorent la souplesse de la peau et arrêtent le desséchement des muqueuses.

Les hormones sont bien meilleures pour la peau quand elles sont délivrées par voie transdermique (gel ou timbre) que per os. La meilleure des progestérone est la naturelle.

Les hormones féminines locales (Trophigil, Colpotrophine, Gydrelle) améliorent considérablement le confort vaginal bien mieux que des produits vaginaux non hormonaux comme Replens ou Mucogyne ou Monasens. Je rappelle que les cancérologues autorisent l’utilisation de Colpotrophine et uniquement cette molécule pour traiter la sécheresse vaginale et vésicale des femmes ayant eu un cancer du sein.

Pour celles qui préfèrent les crèmes aux ovules, sachez que on peut couper le bout de l’ovule Colpotrophine pour en sortir la crème que l’on appliquera tous les jours sur la vulve….Voilà un bon moyen de retrouver la crème Colpotrophine, tant utile, qui a disparu des pharmacies.

LA DHEA

Ce produit a une belle action sur la peau, la rendant plus souple parce que plus grasse. Elle efface les tâches de vieillesse sur les mains. Elle donne, un peu, de lubrification vaginale.

LE LIVIAL

C’est une molécule qui a une action rapide sur la sécheresse vaginale et vulvaire. J’ai sauvé bien des femmes âgées du désespoir en leur préconisant 1 cp de Livial un mois en cas de brûlures rebelles vulvaires : les symptômes ont disparu en quinze jours. L’origine du mal était bien donc la sécheresse et pas une tumeur ou une infection. On peut alors prendre le relais de Livial par des ovules hormonaux et de la crème pour la vulve.

Conclusion

La sécheresse post ménopausique est plus ou moins marquée selon les femmes. Elle peut donner les troubles classiques (brûlures lors des rapports sexuels, peau qui tire, yeux qui piquent) mais aussi des symptômes qui orientent vers d’autres étiologies : brûlures vésicales faisant penser à tort à une cystite, brûlures vulvaires évoquant à tort une mycose. Ne jamais oublier qu’il existe aussi une sécheresse tissulaire profonde qui déclenche la fameuse névralgie pudendale de la femme âgée.

Il ne faut jamais négliger les premiers symptômes de sécheresse car, mal soignée, la sécheresse des tissus et des muqueuses peut aboutir à des effets alarmants comme des saignements vaginaux, ou des écoulements vaginaux importants ou des cystites à urines claires bien handicapantes.

Les traitements sont faciles à prescrire et il en existera toujours un qui vous conviendra.

30 commentaires sur “La ménopause : sécheresse de la peau et des muqueuses

  1. Merci pour votre réponse rapide, de prendre le temps d’écouter, et cela fait du bien de pas nous entendre dire « c’est dans la tête ». Je conseillerai votre blog sans hésitation !
    Belle soirée

    J'aime

  2. Merci.
    Je suis suivie par une gynécologue actuellement.
    Mais pour le moment pas de résultat.

    Pas de Colpotrophine inexistante dans le pays où je vis actuellement.

    Je n’ai toujours pas eu d’anti-douleurs, malgré mes plaintes de vives douleurs…

    Le Lyrica est-il un anti-douleurs ?
    Je n’ai pas les symptômes les plus classiques de la cystite interstitielle, soit uriner 20 fois par jour et là nuit.

    J’urine entre 8 et 10 fois par jour et parfois (pas toujours) 1 fois la nuit, cela en buvant environ 1,8 à 2 litres d’eau par jour. Cela semble normal non ?
    Mon problème principal est bien la douleur.
    J’ai eu une cystoscopie (sans hydrotension) qui n’a rien révélé d’anormal.
    Existe-t-il différentes sortes de cystites interstitielles ?

    J'aime

  3. Message pour Lady-v ainsi que d’autres femmes,je précise que pour les bains dérivatifs le résultat peut être très long…
    Je mets un poche de froid type Nexcare qui sort du congélateur, on enveloppe d’une petite poche en tissu, on le met au niveau du périnée comme si on mettait une serviette hygiénique. Impératif être bien couverte ne jamais avoir de frissons, bon il vaut mieux commencer en temps de canicule c’est plus facile. Dès qu’elle est tiède, la remplacer et il faut garder au moins 3 heures par jour même plus si notre a besoin d’être « décrasser » ! Ne jamais faire toute suite après un repas. Top pour démarrer la journée et zen pour s’endormir ! Courage je n’en suis pas encore sortie mais je vois des améliorations.

    J'aime

  4. Bonjour

    Je souhaiterais avoir des renseignements à propos d’un ancien post. Vous aviez répondu à une personne au sujet de la cystite interstitielle et vous disiez qu’il s’agissait de microbes logés dans le muscle vésical. Vous disiez que le traitement est long mais soulagé très rapidement. Vous disiez que c’est la cystoscopie qui fait le diagnostic.
    Pouvez-vous me dire si c’est la cystoscopie sous anesthésie générale qui peut faire le diagnostic ?
    J’ai déjà eu une cystoscopie sans anesthésie qui n’a rien révélé. On me propose une cystoscopie et biopsie sous anesthésie générale.
    De plus quel est ce traitement qui soulage très rapidement dont vous parlez ?
    Merci

    J'aime

  5. Merci

    Il est donc normal que la cystoscopie simple sans anesthésie générale n’est rien révélé ?
    Pensez-vous que la cystoscopie et la biopsie sous anesthésie générale permettront dans tous les cas de débusquer les microbes dans le muscle vésical ou y’a t’il d’autres examens à faire ?

    J'aime

  6. Merci.
    Une toute dernière précision, s’il vous plaît : est ce normal que la cystoscopie simple sans anesthésie générale n’a rien révélé d’anormal ?

    J'aime

  7. Ok merci.
    La biopsie va donc pouvoir forcément dire s’il s’agit de microbes dans le muscle de la vessie ?
    J’en ai marre qu’on ne me trouve « rien » et d’être toujours malade, surtout que le médecin n’a jamais parlé de cette hypothèse de microbe.
    L’analysecd’urine n’a rien révélé d’anormal. Ce sont donc des microbes qui ne se voient pas facilement ?

    J'aime

    1. oui c’est tout à fait çà nina
      si la biopsie est négative alors il faudra s’orienter vers le diagnostic de névralgie pudendale à forme vésicale que seuls les spécialistes de la NP ( dont les noms sont sur pudendal site) savent soigner , les urologues ne connaissant pas vraiment la NP

      J'aime

  8. Merci de votre réponse.
    J’évoquais là le cas d’une amie ayant subi une hystérectomie depuis de nombreuses années et souffrant de sécheresse vaginale. Elle n’aurait pas pu bénéficier d’un THS au moment de sa ménopause ?
    Cordialemnt

    J'aime

  9. Bonjour Madame,
    Merci de votre réponse qui peut servir à de nombreuses femmes.
    En fait je me disais qu’un THS n’était pas adapté peut-être en cas d’hystérectomie car l’utérus n’étant plus là, on ne peut pas stimuler certaines hormones ?
    En tout cas, merci, je transmettrai vos solutions.
    Cordialement

    J'aime

  10. bonjour docteur
    pourriez vous vous me dire les symptomes d’un exces de prise d’omega 3 (en complement alimentaire et huile de colza) quelles sont les effets secondaire eventuels ?
    en vous remerciant de votre reponse
    Caroline

    J'aime

  11. Bonjour Docteur,
    J’ai 42 ans et 1 petit garçon (5 fiv + chirurgie de l’utérus) et pas de projet de grossesse. Pas de contraception depuis 10 ans en raison d’une insuffisance ovarienne.
    Ma problématique : hypothyroïdie traitée par euthyral et polyarthrite rhumatoïde gérée par l »alimentation (arrêt du gluten et du lait de vache). Je vais subir prochainement une 3 cœlioscopie pour mon endométriose car mes douleurs sont trop importantes et un gros nodule commence beaucoup me gêner près du col.
    Je souffre de sécheresse vaginale et mon acné sur le bas du visage flambe.
    Mon Gyneco refuse de me donner des hormones de peur de déclarer une 3e maladie auto immune. Pour l’acné, je pense que je dois attendre la ménopause, mais pour la sécheresse ? Preservision en comprimé et ovule de cicatridine ? Pas d’ovule de colpotrophine ? Merci et bon week-end chocolté

    J'aime

    1. je suis entièrement d’accord avec le fait de ne pas prescrire un THM marianne ( je vous rassure il est peu utile pour combattre la sécheresse vaginale liée principalement à la thyroïde défaillante) En revanche, pourquoi pas colpotrophine ? Si pas de douleur abdominale au bout d’un mois de cure à raison de 10 ovules d’affilé par mois c’est jouable . Il existe des solutions qui marchent en phytothérapie : huile d’onagre plus huile de bourrache plus huile d’argousier ( hydromega deux capsules par jour ) plus ainara ( un gel hydratant intra vaginal et vulvaire très performant) trois fois par semaine plus huile de coco bio tous les jours sur la vulve

      J'aime

  12. Je vous remercie pour vos éléments de réponse.
    Etnt déjà adepte de la micro nutrition, je file de ce pas compléter mon « kit de survie » personnalisé
    Merci au nom de la gente féminine pour votre blog, et surtout pour les jeunes filles, que leur chemin leur offre écoute et prise en charge efficace
    Bien à vous

    J'aime

    1. Bonsoir,

      J’ai 43 ans et mon endométriose ayant flambé ces derniers mois, je viens de subir une cœlioscopie 1 mois et demi après une injection d’enantone afin de calmer le jeu (les douleurs intenses) et faciliter l’intervention.
      J’ai donc subi une hystérectomie totale (mon utérus était : plein de boursouflures dues à une importante adenomyose), la libération de nombreuses adhérences et la suppression de plusieurs gros nodules
      J’ai de la chance car j’ai gardé mes 2 ovaires et j’ai évité le rectum artificiel (glamour).

      Or la ménopause artificielle étant difficile à gérer(bouffées de chaleur et sommeil, la sécheresse étant gérer par les omégas), je me demande si plus tard, lors de la venue de ma .vraie. ménopause, je pourrais bénéficier d’un THS à base d’oestrogene naturel (à appliquer sur la peau par exemple) sachant que :
      _ je suis sous euthyral (thyroïde stabilisée)
      _ je gère ma polyarthrite rhumatoïde grâce à l’alimentation (suppression gluten et lactose)

      Bien cordialement,
      Marianne

      J'aime

      1. il est possible mais non certain que vous supportiez parfaitement le tt Il faudra l’essayer marianne et si des douleurs pelviennes reviennent , alors c’est que les nodules d’endométriose se seront reformés dans le ventre : vous serez vite avertie

        J'aime

  13. Bonsoir Madame,
    J’ai lu un article sur Intrarosa contre la sècheresse vaginale. Je ne supporte plus les crèmes œstrogènes de type Gydrelle, Physiogyne, aussi bien en intra vaginale que sur la vulve (intolérante avec douleurs de type névralgie et grosses pertes blanches). J’avais ce traitement depuis deux ans étant en préménopause. Ça m’a permis d’avoir quelques répits par rapport à la sécheresse et douleurs-tiraillements. J’ai dû tout arrêter et naturellement avec un gel non hormonal (Palomacare ou Mucogyne) les effets ne sont pas suffisants je trouve. Pensez vous que le produit Intrarosa soit adapté à ma situation ? Et les ovules de Cicatridine ? J’ai encore des règles de 2/3 jours tous les 2 ou 3 mois. Je sors d’une période de 4 années d’hémorragie. J’ai un utérus qui fait des fibromes que je surveille régulièrement. Je n’ai jamais pris de contraceptif. THS on oublie, j’ai un Lupus qui diminue année après année. Il vaut mieux donc éviter. Merci pour vos conseils.

    J'aime

    1. testez le et vous me direz ninette Je suis formelle , il ne donne aucun fibrome , pas de règles intempestives mais est ce que ce sera suffisant pour votre sécheresse ? je ne sais pas N’oubliez pas hydravea ( huile d’argousier ) deux gélules per os par jour plus onagre et bourrache , super dans la sécheresse des muqueuses

      J'aime

  14. Bonjour
    On ne peut plus trouver Monasens … Bien dommage…
    Savez-vous si cette rupture de stock est aussi une rupture de vente ??? Par quoi remplacer ce produit que j’estime beaucoup.
    Merci pour votre réponse .

    J'aime

    1. peut être peut on le trouver sur le net doix ? Mucogyne ou taido peuvent remplacer Moi, je préfère conseiller de l’huile de coco bio car mes patientes en sont ravies , c’est moins cher et toujours dispo !

      J'aime

  15. Bonsoir,
    J’ai 57 ans, depuis un mois des douleurs pour uriner très souvent, sans microbes dans les urines et frottis normal. J’avais déjà eu ses symptômes lors de ma ménopause, à 50 ans, cystites à répétitions sans microbes mais très douloureuses. J’avais eu de la furadantine pendant plusieurs mois à cette époque, puis traitement homéopathique. Tout était rentré dans l’ordre mais ça recommence 😦 et mon traitement à base de plante ne réussi guère cette fois. Est ce que les ovules de coltropophine seraient efficaces ou autre chose ?

    J'aime

    1. oui très efficace la colpotrophine dans la cystalgie à urines claires lolo par cures de 10 jours par mois tous les mois plus dissolvurol une pipette par jour pendant un mois à renouveler une fois par trimestre c’est de la silice liquide pour diminuer les inflammations sans prendre d’anti inflammatoires

      J'aime

  16. Merci beaucoup pour votre réponse, ce que je ne comprends pas c’est que j’ai vu plusieurs gynécologues pour mes problèmes, et aucune ne m’a indiquée ce traitement, limite c’était dans ma tête…. 😦 Seul un médecin en « gériatrie » m’avait indiqué le nom des gélules « colpotrophine »). Merci encore pour votre aide, je vous souhaite une très belle soirée.

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s